Mise en place du RAMU d’ici 2018: les hommes de médias édifiés sur l’état des lieux des défis et perspectives

La salle de conférence de l’Union technique de la mutualité malienne (UTM), a servi de cadre, le samedi 03 décembre 2016, pour la tenue d’une conférence débat organisée par l’Initiative d’information, communication et de plaidoyer sur la protection sociale au Mali (ICP-Mali) sous le thème «Mise en place du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) d’ici 2018: État des lieux des défis et perspectives». C’était en présence du représentant du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Amadou Diallo, conseiller technique et non moins conférencier ; du directeur général de l’UTM, IssaCissouma; du Président de l’ICP-Mali, Ousmane Dao ainsi qu’une vingtaine d’hommes de média.

Il convient de rappeler que la protection sociale, consacrée par la Déclaration universelle des droits de l’homme, fait partie des droits fondamentaux. Dans ce sens, la Constitution du Mali reconnaît la protection sociale comme un droit reconnu à tout citoyen. En concrétisant cette disposition constitutionnelle, le gouvernement a mis en œuvre dans le cadre de sa Déclaration de politique nationale de protection sociale adoptée en 2002 qui a permis d’atteindre des résultats satisfaisants parmi lesquels on peut citer l’institutionnalisation de l’AMO et du RAMED en 2009; le renforcement des institutions de sécurité sociale ; le développement de la mutualité à travers la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’extension de la Couverture maladie par les mutuelles de santé et le renforcement de la résilience des communautés à travers le développement des organisations de l’économie solidaire. Malgré les acquis, de nouveaux défis demeurent.

Pour relever les défis, le représentant du ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire, Amadou Diallo, dira que le gouvernement a adopté en conseil des ministres du 12 octobre 2016 une nouvelle Politique nationale de protection sociale et son Plan d’actions 2016-2018. Il s’agit notamment, affirme-t-il, de l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle ; de l’extension des régimes de pensions aux populations non couvertes ; de l’accès au revenu minimum par les enfants et familles très pauvres, à travers des programmes des filets sociaux afin d’assurer l’accès à l’alimentation, à l’éducation, et à tout autre bien et services sociaux de base etc. Selon lui, il y a eu des avancées dont la mise en place d’un comité de réflexion pour l’opérationnalisation du RAMU ; la mise en place d’un groupe d’experts chargé notamment des études techniques et de l’élaboration des textes ; l’installation du groupe d’experts dans ses locaux et le démarrage de ses travaux depuis janvier 2016, et enfin la production par le groupe d’experts d’un état des lieux de la situation et des termes de référence ou études à conduire d’ici là fin du premier semestre 2017.

«Il est toujours utile à de telle occasion de rappeler que le rôle des professionnels de la communication est stratégique et déterminant en l’occurrence dans toute action d’intérêt public», a laissé entendre le Président de l’ICP-Mali, Ousmane Dao. Pour lui, les hommes de média constituent une interface pour une meilleure compréhension et une adhésion massive aux initiatives de salut général comme la Couverture maladie universelle (CMU) et surtout dans un contexte où une véritable culture de protection sociale est à réaliser auprès de nos populations. Avant de préciser que vu l’importance de l’information et la communication l’ICP-Mali a jugé pertinent d’organiser cette conférence pour permettre de rappeler les enjeux de cette réforme aux professionnels de communication, de savoir les acquis et de contribuer à surmonter les difficultés éventuelles.

Seydou Karamoko KONE

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