Règlement n°14 de l’UEMOA contre la surcharge : les différents acteurs s’engagent pour son application intégrale dès ce 1er avril 2017

Dans le cadre de la lutte contre la surcharge, le Mali s’est engagé à appliquer intégralement le Règlement n°14 de l’UEMOA dès ce 1er avril 2017. L’historique de cette mesure communautaire, les avantages de sa mise en œuvre et les enjeux liés à la surcharge ont été partagés le lundi 20 mars 2017 avec l’ensemble des acteurs concernés.

C’était au cours d’un atelier d’informations initié par le Ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement et auquel ont pris part les ministres en charge des Finances, de la Sécurité, du Commerce et les différents partenaires techniques et financiers du secteur des transports.

Le Règlement 14 a été adopté le 15 décembre 2005 avec pour objectifs majeurs la préservation du patrimoine routier à travers l’élimination de la surcharge et la protection des véhicules de transports de marchandises. 12 ans après son adoption, le constat est mitigé. L’entrée en vigueur de la mesure, faute de mesures d’accompagnement ou de volonté manifeste des différents acteurs, a été maintes fois reportée.

En vue de palier ce retard, les ministres en charge des transports de l’UEMOA, du Ghana et de la Guinée se sont engagés le 23 septembre 2016 à Cotonou en faveur de la mise en œuvre intégrale des dispositions du Règlement 14. La date initialement retenue à cet effet était le 1er février 2017. Mais à la demande du Mali, cette date a été décalée au 1er avril 2017 sur tous les corridors et plateformes générant plus de 200 tonnes de fret par an.

 A quelques jours de la date butoir du 1er avril 2017, le département de tutelle a jugé nécessaire d’attirer l’attention des différents acteurs sur les impacts positifs de cette mesure en vue bien entendu d’obtenir l’adhésion de tous et de soutenir les différents acteurs à travers des mesures d’accompagnement.

D’où vient ce Règlement 14 ? Où en sommes-nous aujourd’hui en la matière ? Qu’en est-il de la responsabilité des différents acteurs ? Et quels dispositifs à court, moyen et long termes pour sa mise en œuvre ? Telles sont, entre autres, les questions qui ont été développées au cours de cette journée.

« La surcharge coûte très cher à notre pays. En effet, les pertes occasionnées par la dégradation des chaussées due à la surcharge sont estimées à 40 milliards de francs CFA par an, soit l’équivalent de plus de 130 km de route en béton bitumineux. Le surcoût financier de la sécurité routière s’élève à environ 3 milliards de francs CFA », a rappelé madame Traoré Seynabou Diop avant de déclarer que la surcharge est et demeure l’ennemi N°1 de la route.

Aux termes d’une série de trois présentations suivies de débats très enrichissants, tous les participants se sont engagés à la mise en œuvre intégrale des dispositions du Règlement 14. Les présidents du Conseil malien des Chargeurs et du Conseil malien des transporteurs routiers ont estimé avoir été rassurés par les mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement et l’approche inclusif dans laquelle les travaux se sont déroulés.

Le Ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement a annoncé la mise en place d’un comité interministériel de suivi de la mise en œuvre dudit règlement. A celle-ci, s’ajoutent la création d’une cellule de veille sur les corridors à la direction nationale des transports, l’opérationnalisation d’un numéro vert et la réduction des postes de contrôle.

Seydou Karamako KONE

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