11ème édition de la Biennale Africaine de la photographie : La ville des trois caïmans au cœur de la culture photographique

Le samedi, 2 décembre dernier s’est  tenue  au  Musée National du Mali  la cérémonie d’ouverture de la 11ème édition de la Biennale Africaine de la photographie. Elle était placée sous la conduite du Ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, en présence du Président de l’Institut  français, Pierre Buhler ; du Commissaire de la présente édition, Marie-Ann Yemsi ; du Directeur du Musée, Samuel Sidibé  et plusieurs autres invités de marques. 

Aux dires du Ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, elle est ravie de réorganiser cette édition  que  le Mali  avait  déjà  abritée  l’année  dernière. C’est pourquoi elle dit : « Nous sommes, toute mon équipe et moi, à Bamako comme à Paris, honorés de contribuer à construire, édition après édition, cet évènement marquant de la création contemporaine africaine ». Elle ajoute aussi que le Mali est devenu une plateforme remarquable de visibilité pour les photographes du continent et de la diaspora dans cette période parce qu’il participe à l’émergence d’une photographie africaine contemporaine tant auprès des professionnels que du grand public. Alors que cet espace permettra aux acteurs de la photographie africaine durant soixante (60) jours  d’exposer  leurs  œuvres  et d’aller à la conquête du prix Seydou Keita  couronnant  le  plus  grand  photographe de la biennale  ainsi  que les autres prix.

Pour le Président de l’Institut  français, Pierre Buhler, il affirme que son  accompagnement ne fera pas défaut pour la réussite totale  de la présente édition  ainsi que des éditions futures de ce cet espace des clichés des plus grands photographes du  continent et de la diaspora. « Cette reconnaissance de la créativité et cette affirmation d’autonomie et de liberté sont plus que jamais essentielles en ces temps troublés par l’extrémisme. Les actes de violence et les bouleversements peuvent susciter des régressions et des enfermements dans des schémas qui ne sont pas ceux du continent africain », a-t-il-dit.

Par ailleurs, Marie-Ann Yemsi, la commissaire de la 11ème édition dira que présentement en Afrique, malgré les problèmes liés au terrorisme,  aux conflits sociaux politiques et militaires, les nouvelles générations de penseurs et d’activistes culturels renouvellent les grilles de lecture et prennent le pari de s’armer d’outils conceptuels adéquats ; ce qui signifie que l’Afrique peut être la source de solutions vu que les artistes contribuent par leurs gestes artistiques à façonner les nouveaux imaginaires d’un continent en profonde mutation.

Elle explique également que le choix du titre Afrotopia a pour but de marquer cette Biennale historique et pionnière de la photographie Africaine, dans ces nouvelles dynamiques panafricaines mais aussi d’invoquer une contribution africaine dans un monde qui impose d’inventer les ressorts du futur. Pour terminer, Il  est  à  retenir que cette édition se poursuivra  jusqu’au 31 janvier 2018.

Abdoul Karim Hadji SANGARE

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