22ème session de l’EID : La question foncière au cœur des échanges

La 22ème session de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) s’est tenue le dimanche 10 décembre 2017, au siège de la Cour suprême à Banakabougou. Cette édition a enregistré 290 demandes contre 234 pour l’année dernière et sur ces 290 demandes, 173, soit 59,65 %, proviennent des Régions de notre pays, et 117, soit 40, 34 % du District de Bamako.

Cette 22ème session de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) était présidée par l’honorable Abdessattar BEN Moussa de la Tunisie. Et la cérémonie d’ouverture était en présence du premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, des membres du gouvernement, du médiateur de la République du Mali, M. Baba Akhib Haïdara, de plusieurs personnalités venues de la France, du Benin, du Cap-Vert, du Sénégal, du Togo et du Burkina Faso, des organisations de la société et celles en charge de la défense des droits de l’homme.

Rappelons que l’EID a pour objectif d’informer les opinions publiques nationale et internationale sur l’état  des droits de l’Homme en République du Mali, de contribuer de manière active et pédagogique à la réalisation d’une culture démocratique nationale et d’impulser de façon significative la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens. Et, l’EID s’inscrit également dans le cadre de la commémoration du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits humains.

Le Médiateur de la République du Mali, Baba Akhib Haïdara, dans son allocution a signalé que cette année, ils ont enregistré 290 demandes d’interpellations, contre 234 en 2016. Sur ces 290 demandes, 173, soit 59,65 %, proviennent des Régions de notre pays, et 117, soit 40, 34 % du District de Bamako. A l’en croire, le nombre total de dossiers retenus par la Commission préparatoire s’élève à 188 dont 39 pour « lecture publique » et 149 pour « suite à donner ». Ces 188 dossiers interpellent 22 Départements ministériels. « Ces chiffres laissent transparaître l’intérêt croissant de nos compatriotes pour ce forum qu’est l’EID ; même si nous devons déplorer la faible participation de l’élément féminin qui s’élève cette année à un peu plus de 8 % ainsi que de celle nos compatriotes vivant à l’Etranger », a-t-il précisé.

Plusieurs organisations de la défense des droits de l’homme ont apporté leur contribution sur l’EID. De la coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale (CCSC/PURN) en passant par la Fenascom et le Cafo, tous ont témoigné que de sa création à la présente édition, l’EID, label typiquement malien, s’est imposée en tribune de référence, d’éducation à la pratique démocratique, la consolidation de l’état de droit et la promotion de la bonne gouvernance.

Pour le président de l’AMDH, il se dise sceptique quant à la portée et l’impact de l’EID sur le respect des droits de l’homme car plusieurs interpellations légitimes reviennent à plusieurs reprises à défaut de réponses idoines aux réclamations légitimes des citoyens.

S.K. KONE

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