Adema, le tournant décisif

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2013, Dramane Dembélé ne cache plus  son ambition de briguer à nouveau la magistrature suprême. Quitte à exacerber les frictions internes au sein de sa formation politique, l’Adema pasj.

Principal vivier politique au Mali, l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-pasj) peine à colmater ses braises. Et la candidature annoncée de Dramane Dembélé prolonge le suspense.

A la faveur du lancement, le week-end dernier de son livre-programme, le nouveau pacte social solidaire (NPSS), l’ex-ministre de l’habitat et de l’urbanisme a dévoilé son intention de s’aligner dans les primaires de l’Adema. « J’ai écrit ce livre, c’est pour me présenter aux primaires de l’Adéma », avait lancé Dramane Dembélé à l’occasion du lancement officiel de son ouvrage.

L’éducation, la santé, la défense et la sécurité, la gouvernance, la culture sont entre autres axes prioritaires du NPSS. L’ex-ministre espère grâce à ce concentré de « solutions adaptées » à la situation du Mali contribuer à actualiser le projet fondateur de l’Adema, vieux de plus de vingt-cinq ans.

Au chapitre de la sécurité, Dramane Dembélé promet de tripler les effectifs de l’armée d’ici 15 ans. L’ancien ministre entend en outre poursuivre les réalisations dans le cadre de la loi de programmation militaire initiée par l’actuel régime. Le nouveau pacte prévoit des mesures visant à faciliter l’accès à l’éducation et la promotion de l’e-formation afin de combler le vide numérique dans l’enseignement au Mali.

L’objectif de cet ouvrage, c’est de convaincre le maximum d’électeurs à travers les propositions concrètes qui y sont consignées. Mais pour l’auteur, le principal défi reste de fédérer les membres de son parti autour de sa candidature après une défaite qui a abouti à une ‘’scission’’ des abeilles.

Au sein de l’Adema, deux tendances presque inconciliables se disputent l’avenir du parti. Les uns se veulent cohérents et appellent à accompagner le président de la République pour un nouveau quinquennat, les autres (le camp de Dramane), favorables à une rupture avec la gouvernance. Ces derniers plaident pour une candidature de l’Adema en 2018.

Un nouveau duel fratricide s’annonce donc dans la grande famille Adema, avec à la clé des risques d’effritement qui pourraient définitivement sonner le glas de cette formation politique en perpétuel morcellement.

A.B

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