Front social : Le FARK ou la revendication douce

Face aux nombreux défis auxquels fait face la première région administrative du Mali, Kayes, et qui freinent son développement, un Front d’action pour la région a vu le jour en 2016.

Au départ Front pour l’autonomie de la région de Kayes, le FARK est devenu par la suite le front d’action pour la région de Kayes après plusieurs mois de pourparlers. Il a comme objectif principal le développement de la région de Kayes.

La nécessité de la création d’un front d’action, selon les initiateurs, s’explique par le fait que la région de Kayes est la plus importante zone aurifère du Mali avec cinq sociétés minières. Les sociétés qui y opèrent contribuent à hauteur de milliards à l’économie malienne. La région étant une zone d’immigration par excellence, l’apport de la diaspora kayésienne dans l’économie nationale est estimé à plus de 300 milliards de Fcfa par an. Elle possède également un important potentiel touristique, fruit du vestige colonial.

En dépit de tous ces  atouts,  la région de Kayes reste confrontée à d’énormes problèmes qui freinent son développement socio-économique : la dégradation des  routes, la fermeture de l’aéroport Dag-Dag aux vols commerciaux internationaux, la mauvaise gestion des recettes minières et fiscales, la mauvaise qualité des soins dispensés dans les Centres de santé de référence et à  l’hôpital Alfousseini N’Dao,  l’insécurité grandissante sur les routes,  l’absence  d’une université publique, etc.

Pour atteindre son objectif, le FARK se donne pour mission de regrouper tous les Kayésiens en vue de créer des conditions de vie favorables, entreprendre des actions de développement, valoriser les potentialités de la région et sauvegarder les acquis de la région.

« Le FARK n’est pas un mouvement armé indépendantiste et ne prendra jamais les armes contre l’Etat malien », précise le secrétaire général du Front, Mamedy Dramé, ajoutant avoir revu à la dernière minute la nuance entre autonomie et développement. Le Front d’action pour la région de Kayes objectif n’a pas pour objectif de prendre les armes contre le pays. « C’est un mouvement non violent apolitique, à but non lucratif et surtout républicain », insiste le secrétaire général du mouvement. Cette stratégie commence a donné des fruits : « Nous avons eu des résultats, car grâce à notre communication, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita est parti à Kayes, et le Trafic ferroviaire  Bamako-kayes-Bamako a repris ».

                                                                                                         Hamsetou Toure

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