Election présidentielle au Mali : L’Union Européenne pose ses conditions

L’Union européenne pose une série de conditions aux autorités maliennes pour l’envoi d’une mission d’observation lors du scrutin présidentiel de juillet 2018. Au premier rang, en finir avec « l’opacité » du recensement général des votes à la Cour constitutionnelle.

 Le 22 janvier 2018, Sékou Gaoussou Cissé, ambassadeur du Mali en Belgique et Brigitte Markussen, directrice générale adjointe pour l’Afrique au Service européen pour l’action extérieure ont discuté de l’élection présidentielle au Mali. L’entretien a notamment porté sur les  conditions  d’envoi d’une mission d’observation de l’UE, selon jeune Afrique.

L’UE recommande que le plan de ramassage des enveloppes destinées à la Cour constitutionnelle soit  public, supervisé et garanti par l’administration, afin d’éviter la non-prise en compte des voix valablement exprimées dans les résultats définitifs proclamés.

Aussi, le rapport consulté par jeune Afrique considère le recensement général des votes par la Cour constitutionnelle comme une étape « opaque » du processus électoral. Il devrait bénéficier d’une clarification de ses procédures et apporter toutes les précisions nécessaires pour le rendre transparent, suggère l’union européenne.

La cour constitutionnelle statue sur la régularité du processus électoral, sur l’enregistrement des candidatures  et proclame les résultats définitifs lors de son recensement général des votes. Aucune précision procédurale n’est mentionnée dans les textes concernant cette dernière étape qui reste opaque, déplorent les experts.

En effet, lors du dernier scrutin présidentiel, la Cour constitutionnelle avait, selon l’UE  procédé à diverses rectifications d’erreurs matérielles et aux redressements qu’elle a jugé nécessaire, mais les auteurs du rapport jugeaient alors « utile » de rendre public l’ampleur de ces rectifications et la méthodologie adoptée, car cela garantirait une meilleure transparence du processus électoral.

Par ailleurs, une commission d’audit qui sera présidée par la CENI et dont le financement revient à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) verra le jour bientôt.

Financé à hauteur de 10 millions, pour une durée de 10 jours, ce fonds permettra  à la Délégation générale aux élections de réajuster le répertoire des bureaux de vote en vue des élections de 2018, notamment la présidentielle, prévue pour le 29 juillet 2018..

Hamsetou Toure

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