A Koro, le cycle de violence perdure

La violence ne faiblit pas dans le cercle de Koro. Après les affrontements sanglants de la semaine dernière qui ont occasionné des dizaines de victimes dans la commune de Djoungani, le dimanche 18 mars des individus armés non identifiés ont simultanément attaqué plusieurs villages du cercle. 

Des sources locales font un lourd bilan : des dizaines de morts et d’habitations détruites. Les attaques ne sont pas encore revendiquées mais à Koro, beaucoup soupçonnent les « djihadistes » d’être derrière ces crimes.

Ces attaques simultanées à Saberè, Yorou, Am et Poundourou, dans le cercle de Koro auraient visé des « donzos », des chasseurs faisant office de « protecteur » des populations du cercle contre des groupes terroristes y officiant. Une semaine plutôt ces mêmes chasseurs ont causé la mort d’une vingtaine de présumés terroristes.

D’ores et déjà de nombreuses familles fuient cette recrudescence des violences, avec en toile de fond, un risque d’affrontement inter-ethnique.

Les associations communautaires peules et dogons, principaux habitants de Koro multiplient les messages d’apaisement. « Il n’y a pas de problème entre peul et dogon », précise Abdoul Aziz Diallo, président de l’association Tabitaal Pulaaku. « Le problème, ce sont les terroristes. Eux, ils tuent sans distinction », insiste Diallo. Les leaders d’associations dogons à Bamako ainsi que les chasseurs sur place réfutent tous une confrontation ethnique peul/dogon.

Toutefois, selon les analystes la libre circulation des armes dans la région accentue le risque d’affrontement communautaire. Ils appellent l’Etat à désarmer toutes les milices et assurer la sécurité dans la région. Dan na ambassagou, un groupe d’autodéfense, actif dans les cercles de Bankass, Koro, Bandiagara et Douenza conditionne son désarment au retour effectif de l’Etat malien dans le centre.

A.B

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