Djenné : le  seuil violemment attaqué

Le mercredi 7 mars 2018 dans la nuit, des terroristes ont attaqué le chantier du Seuil de Djenné. Aucune perte en vies humaines mais d’importants dégâts matériels.

Alors que la fin des travaux était prévue dans trois mois, le seuil de Djenné vient d’être retardé par une attaque présumée « terroriste ».De sources proches du Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS), Les terroristes avaient comme moyens de déplacement « un Toyota bâché de couleur blanche et des motos.» Le constat a été fait par les gendarmes et la coordination locale du PDI-BS de Djenné, selon les mêmes sources.

 « Dieu merci cette attaque n’a pas enregistré de perte en vies humaines. Les gardiens et les travailleurs ont été immobilisés jusqu’à la fin des opérations », indique un responsable du PDI-BS. Sur place , un habitant de Djenné joint au téléphone évalue les pertes matérielles à une trentaine de milliards de francs CFA. Les attaques ont touché les équipements hydromécaniques, topographiques, marteaux piqueurs , une grue de 60 tonnes,etc.

Par ailleurs,  un générateur de 30 KVa  et un compresseur  ont été  brûlés partiellement, trois bonbonnes de gaz avec leurs raccords ont été  calcinées, des boîtes de peintures Epoxy brûlés, plusieurs batteries volées par les terroristes, rapportent de sources du programme.

A ces dégâts s’ajoutent un véhicule pick-up entièrement brûlé, une grue de 30 tonnes partiellement brûlé au niveau de la base vie. Un groupe électrogène entièrement calciné au niveau de l’atelier de façonnage des aciers. L’ensemble de la base vie des Chinois pillé et deux chambres brûlées, a –t-on appris.

Toutefois, les responsables du PDI-BS contrastent la situation du seuil de Djenné avec les travaux sur le Seuil de Kourouba qui sont anticipés par l’entreprise  CGC , le géant chinois des BTP.

Cependant, la veille de l’attaque un émissaire du gouvernement de Mopti s’est rendu sur place pour faire le constat et rassurer  par rapport à la   reprise rapide des travaux initialement estimés à 121 milliards.

A Djenné les interrogations se prolongent sur l’absence de dispositif sécuritaire autour du chantier du seuil, situé à 15 kilomètres de la ville de Djenné. Alors que le cercle de Djenné est depuis plusieurs mois sous le dikta  de bandits armés, accusés d’être des proches du prédicateur  Hamadoun Kouffa, la présence des forces armées maliennes  y est occasionnelle. La jeunesse de Djenne prévoit très prochainement de marcher pacifiquement pour exiger plus de sécurité.

A.B

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