Cent jours à la primature : Boubèye face au défi sécuritaire du centre

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga(SBM) a bouclé, lundi 9 avril, ses cent jours à la primature. La sécurisation du centre du Mali, principale mission du chef du gouvernement, demeure volatile.

Nommé le 30 décembre 2017, par le président Ibrahim Boubacar Keita, (SBM) avait entre autres challenges : l’endiguement de l’insécurité grandissante dans le centre du pays. Trois mois après, l’armée malienne s’y est redéployée, encore plus déterminée sans avoir de réelle prise sur la situation sécuritaire. Tandis que les bandits armés et groupes d’autodéfense y multiplient les fronts.

Au lendemain de sa nomination, Soumeylou Boubèye Maïga menace d’un ton guerrier de restaurer la paix vaille que vaille sur l’étendue du territoire malien, principalement dans les régions du centre. Début février, en visite à Mopti, l’épicentre des activités terroristes, le Premier ministre a invité les groupes armés y opérant à renoncer pacifiquement à la violence, et éviter ainsi de croiser le fer avec l’armée malienne.

Par ailleurs, le PM a réitéré la volonté du gouvernement d’initier un projet de loi en faveur des repentis, afin de statuer sur une possible amnistie au nom de la paix.

Malgré cette invitation et les concertations officieuses de leaders religieux, communautaires, l’insécurité est remontée d’un cran au centre. Des attaques de plus en plus sophistiquées y ciblent les forces maliennes, étrangères mais aussi de civils, victimes d’engins explosifs improvisés.

Toutefois, la riposte des autorités maliennes s’organise de façon holistique. Elle allie réponse sécuritaire et humanitaire : restriction de la mobilité dans plusieurs cercles du centre et distribution de produits alimentaires et aliment bétail au profit des populations touchées par l’insécurité.

Aussi, la traque aux ‘’djihadistes’’ notamment les offensives répétées dans la région de Mopti, considérée comme base arrière des groupes terroristes, proches de Hamadoun Kouffa, participe de la stratégie de stabilisation rapide insufflée par le PM.

Cependant, l’autre menace dans cette région, c’est le risque d’affrontement communautaire qui a déjà causé des dizaines de victimes à Kémacina et Koro. Des missions d’apaisements y sont dépêchées mais la méfiance demeure, le risque de flambée de violences aussi.

A.B

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