Actualités UNE

Election Présidentielle : Les opposants à IBK à la recherche d’un candidat unique

Le mot clé de la précampagne des élections présidentielles de juillet prochain pour les opposants est « l’alternance ». Tous en parlent, pourtant cette alternance est loin de les unir. Les opposants au président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », pourront-ils s’entendre pour présenter un candidat unique aux élections présidentielles de juillet prochain ?

Même si des discussions se poursuivent, le sentiment le plus partagé est que la perspective d’une candidature unique paraît peu probable. D’ailleurs, les coalitions, annoncées çà et là, semblent destinées à voler en éclats. Comme ce fut le cas, le lundi 26 mars dernier. A l’ACI 200, quartier huppé de Bamako, une rencontre entre une dizaine de leaders de partis réunis au sein d’une coalition, Moussa Mara (Yélèma), Aliou Boubacar Diallo (ADP-Maliba), Kalfa Sanogo (ADEMA-PASJ), Jeamille Bittar (MC-ATT), Hamadoun Touré (Kayira), Cheick Modibo Diarra (RPDM), s’est soldée par un échec. Les leaders politiques n’ont pu se mettre d’accord sur une éventuelle candidature unique à cause des divergences. « Chacun comptait sur le désistement de l’autre au profit de sa candidature. », confie une source proche de la coalition.

Joint par Le Flambeau, le secrétaire politique de l’ADP-Maliba, Cheick Oumar Diallo, qui a représenté son président, Aliou Boubacar Diallo, explique de son côté qu’il n’y a pas eu de « réunion telle que décrite et il n’y a encore moins eu d’échec. » Selon lui, cette réunion avait pour but d’échanger sur la mise en œuvre d’une plateforme, qui sans qu’on sache ses objectifs, devrait faire bientôt un communiqué officiel.

Au sein du microcosme politique bamakois, une question taraude les esprits : Aliou Boubacar Diallo, investi candidat de son parti il y a quelques semaines, accepterait-il de s’aligner derrière un autre candidat ? Cet homme d’affaires, patron de Wassul’or, a rompu en 2016 avec le président Keïta qu’il avait pourtant soutenu en 2013. A cette question, Cheik Oumar Diallo répond : « Je ne suis pas habilité à vous répondre avant la fin des travaux et discussions au sein du groupe. » On n’en saura donc pas plus.

Du côté des opposants « traditionnels », réunis là aussi autour du slogan « Tout sauf IBK », les chances de se ranger derrière une candidature unique, cheval de bataille depuis quelques mois de Tiébilé Dramé, leader du Parena (Parti pour la renaissance nationale), semblent moindres. Selon une source proche de l’Union pour la république et la démocratie, il sera difficile que le leader du parti et chef de file de l’opposition qui avait mis IBK en ballotage en 2013, Soumaïla Cissé, se range derrière un candidat. « Il se voit comme un candidat idéal pour battre IBK. », ajoute notre source.

Dans une récente analyse, publiée le 26 mars, l’Institut d’études de sécurité estime qu’avec « des conflits d’intérêts personnels et des dissensions stratégiques en son sein, il est cependant peu probable que l’opposition parvienne à s’unir autour d’une candidature unique. »

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *