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L’office du Niger , dans le collimateur du VGAL

Dans son rapport 2017, le vérificateur général a relevé de nombreux dysfonctionnements qui sont caractérisés par des manquements dans les opérations de recettes et de dépenses. Et l’office du Niger y est pointé du doigt.

Selon le rapport, le PDG de l’Office du Niger n’a pas pris de dispositions pour recouvrer tous les arriérés de campagnes agricoles. Il s’agit de créances de plus d’un exercice non recouvré pour un montant total de 3, 48 milliards de FCFA. De plus, ces créances sont classées en « report à nouveau débiteur » alors que ce compte n’est pas approprié. Or, en les classant ainsi, lesdites créances sont dissimulées dans les écritures comptables de l’ON. Cette pratique ne permet pas d’assurer la transparence des comptes de l’ON.

Le Directeur Administratif et Financier de l’Office du Niger a présenté une comptabilité irrégulière. Il a inscrit dans le « compte de Report à nouveau créditeur » une subvention obtenue par compensation de dettes fiscales, en lieu et place des comptes « de subvention » prévus à cet effet. Cette pratique masque l’intervention de l’Etat qui a suppléé l’incapacité de l’Office du Niger à faire face à ses obligations fiscales.

L’Office du Niger ne dispose pas de registre dans lequel sont enregistrées les offres. La non-tenue d’un tel registre ne permet pas de juger de la recevabilité des plis reçus en fonction du délai de réception des Offres.

La PDG de l’ON a conclu des marchés sans l’autorisation préalable du Conseil d’Administration, accuse le rapport. Il a engagé l’entité à travers des contrats de marché conclus alors que le montant est supérieur au seuil de 100 millions de FCFA à partir duquel, selon la procédure, l’autorisation préalable du Conseil d’Administration doit être requise.

Le Directeur Administratif et Financier de la zone de Kouroumari n’a pas exigé de cautions dans l’exécution de contrats de marché. Malgré les exigences contractuelles, aucune caution de bonne exécution n’a été fournie par les bénéficiaires du contrat relatif aux travaux d’ouvrage de l’entretien périodique pour 7,96 millions de FCFA et de celui relatif aux travaux confortatifs sur la piste d’accès du village de SOKOLO pour 16,11 millions de FCFA. Nonobstant ce manquement, le DAF a procédé au paiement desdits contrats. La non-constitution de ces cautions entame les garanties de l’ON en cas de mauvaise exécution ou d’inexécution.

 La Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres n’a pas respecté des critères d’attribution d’un marché. Elle a, suite à un appel d’offre ouvert du 29 juillet 2014, déclaré attributaire une entreprise dans le cadre du contrat relatif à la fourniture d’équipements informatiques de matériels et mobiliers de bureau au profit de l’ON, pour un montant de 9,32 millions de FCFA, alors qu’elle n’en remplissait pas des critères de qualification requis.

Le PDG et les Directeurs de zone de l’Office du Niger ont fait des dépassements de chapitres budgétaires. Il a procédé à des engagements et paiements sur des postes de dépenses au-delà des limites budgétaires prévues. Sont entre autres les manquements reprochés à l’ON.

Hamsetou Toure

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