Statistique : quelle importance dans le développement du Mali

L’institut National de la Statistique (INSAT) est un établissement public à caractère scientifique et technologique. Il permet d’établir l’état d’évolution de l’ensemble des secteurs d’activités à travers des chiffres, permettant aux autorités maliennes de faire face aux besoins de la population. 

Sans les données fiables de la statistique, il n’y a pas de développement. L’information statistique est au centre de tous les processus de planification. Elle est indispensable aux pouvoirs publics dans le cadre de la formulation, du suivi et de l’évaluation des politiques de développement économique et sociale, pense le directeur général de l’INSAT, Harouna Koné.

Elle est incontournable dans tous les secteurs. Tous les pays en voie du développement comme le nôtre ont besoin de la statistique, puisqu’elle clarifie les thématiques relatives, entre autres à l’état d’évolution de la population, de l’éducation, la santé, l’emploi, les dépenses de consommation des ménages, la sécurité alimentaire, la migration, ou tout simplement la perception de la pauvreté par la population, explique M. Koné.

Le rôle de la statistique dans le processus de développement économique et social est fondamental. Les enquêtes de l’INSTAT produisent des résultats utilisables par la population.  Pour preuve, les dernières enquêtes ont prouvé que la quantité approximative qu’un individu normal est censé consommer par an est de 284 kg. Autre exemple, cette année, elle évalue le taux de pauvreté à 42% contre 56% l’année dernière.

Malgré les efforts de l’INSAT pour produire et mettre à la disposition des utilisateurs des données fiables, force est de constater des insuffisances qui ne favorisent pas l’utilisation efficiente des statistiques dans les prises de décisions des autorités.

L’Institut National de la Statistique est confronté aujourd’hui à un problème de ressources humaines qualifiées.  «I’institut compte aujourd’hui 23% des statisticiens et 73% de spécialistes d’autres domaines affectés à des emplois de statisticiens », estime, le Directeur Général.

A en croire, M. Koné, cette dernière catégorie de personnel, qui est du reste largement majoritaire, n’a pas une bonne maîtrise des outils statistiques et ceci peut exposer la production et l’activité statistique à des risques d’erreurs préjudiciables à la qualité des statistiques publiques et à la gouvernance des affaires.

Bien que le Mali soit le premier pays de l’UEMOA à créer un fond exclusivement pour la statistique et signé la Charte africaine de la statistique (un instrument qui permet à la statistique de produire dans la régularité et demandant à l’Etat de donner des moyens nécessaires pour la production statistique financière), le problème de financement des activités du schéma directeur de la statistique de l’INSAT persiste.

Abdoul Karim Hadji SANGARE

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