Manuel Valls à la conquête de la mairie de Barcelone

Après des semaines de suspense l’ancien premier ministre français,  Manuel Valls a confirmé son ambition de devenir maire de Barcelone en 2019. Mais avant, il doit  démissionner  de toutes ses responsabilités nationales et locales.

 « Je veux être le prochain maire de Barcelone », a annoncé avec conviction Manuel Valls, mardi 25 septembre.

 « Dès la semaine prochaine, j’abandonnerai mon mandat de député [de l’Essonne] et toutes mes responsabilités nationales et locales », va-t-il ajouté, assurant qu’il avait déjà prévenu cet été le président Emmanuel Macron et, au début de septembre, la déontologue de l’Assemblée nationale, Agnès Roblot-Troizier, et le maire d’Evry, Francis Chouat.

« J’aime la France », a ajouté M. Valls en catalan et en français, dans un discours aux accents d’adieu. « Ce pays a permis à un fils de Barcelone, naturalisé seulement à 20 ans d’être maire, député, ministre et premier ministre. (…) Mais venir à Barcelone n’est pas une rupture, c’est le prolongement d’un même chemin, celui de l’Europe », martèle l’ex Premier ministre de François Hollande.

Depuis que l’idée de se présenter à la mairie de la capitale catalane lui a été soufflée par des membres de la plate-forme unioniste Société civile catalane, en décembre 2017, le député de l’Essonne a mûri cette possibilité qui semblait alors un brin excentrique, voire surréaliste.

Pour l’instant il est impossible  de mesurer les chances de l’ancien premier ministre français, tant la nouveauté de sa candidature bouleverse l’échiquier politique catalan. Mais la nervosité est visible chez ses rivaux, qui critiquent son « parachutage » et ses positions tranchées contre l’indépendance qui pousserait, selon eux, à la « confrontation ».

                                                                                                                             Hamsetou Toure

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