A Bamako, les sinistrés du campement de pêche de Badalabougou appellent à l’aide

La reprise des classes prévue pour  le 01 octobre préoccupe  les sinistrés du campement de pêche de Badalabougou. Les inondations enregistrées ces dernières  semaines au Mali, ont touché des milliers de personnes à travers le pays. Dans la capitale,  Bamako, des écoles ont servi de sites de recasement pour certaines familles. Nous nous sommes intéressés au cas du campement de pêche  de Badalabougou,  recasé   au  sein du groupe scolaire Mamadou Simaga dans le même quartier.  

Cette rentrée des classes,  n’est pas de tout repos pour ces sinistrés abritant l’établissement. Selon  le coordinateur de l’établissement, les familles vivent dans une situation  difficile. A leur niveau  aucune solution pour l’instant, ils  disent  attendent l’intervention des autorités communales. Et  termine avec cet appel lancé à l’autorité concernée de prendre des dispositions nécessaires  pour éviter un tel scénario chaque année.

 « Tous les jours une ou deux familles  décident de quitter l’école »,  a indiqué  le président du conseil de pêche Bazoumana Coumaré. Apres  le sinistre, « les populations n’ont reçu aucune aide sur le plan alimentaire ou du logement », selon le président du conseil de pêche du district de Bamako.

C’est bientôt  la rentrée scolaire mais personne ne leur vienne en aide pour qu’ils puissent libérer  l’école. Toutes ces familles abritant le groupe scolaire Mamadou Simaga se disent inquiètes .Certains  sont désespérés, comme Fatoumata Cissé  qui  ne  sait  plus comment se nourrir  et où  aller. « Je ne travaille pas, je suis aux chevets de mon père qui est alité. Je n’ai personne pour me nourrir. Je demande aux autorités et aux personnes de bonnes volontés de nous venir en aide », raconte la jeune femme.

Au sein du même établissement, un autre jeune  pécheur, Boubacar Traoré, la trentaine est lui aussi préoccupé  par cette  situation qui « freine leurs activités ». Il   attire l’attention des autorités sur le secteur de la pêche. « Au  Mali, les pêcheurs, les éleveurs et les agriculteurs sont mis de  côté  par le gouvernement », accuse Boubacar, qui espère toutefois l’assistance de la part des autorités. Les  témoignages recueillis montrent que la situation pourrait engendrer de graves pathologies à l’avenir, si des mesures adéquates ne sont pas prises par les autorités.

En attendant des mesures adéquates pour assurer leur  prise en charge. Les familles abritant le groupe scolaire Mamadou Simaga gardent espoir  et invitent  les autorités à prendre des dispositions nécessaires pour qu’elles puissent  retourner bientôt  dans leurs maisons et permettre à l’école de rouvrir ses portes aux élèves à temps.

Fatoumata Koïta

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