Festival : quel impact sur le développement local ?

Qui dit festival dit tourisme, écosystème, métissage culturel, des expositions, des conférences thématiques, et des mégas concerts. Considéré comme une manifestation à caractère festif, organisé à une époque fixe et récurrent autour d’une activité liée aux spectacles, d’une durée de un ou plusieurs jours, le festival peut contribuer au développement local.

Plus de cent festivals se font au Mali chaque année. En termes de dividendes, l’impact est moins perceptible.  Une culture qui ne se vend pas ne peut nullement être un facteur de développement local, souligne M. N’Dalous Konaté, directeur du festival international Nianakan de Koulikoro. Pour lui, le « festival est à la fois un acteur économique et touristique. Son impact génère une dynamique positive sur l’emploi : salariés, saisonniers, bénévoles et acteurs divers sont tous mobilisés tout au long du festival », il engendre des retombées économiques en termes d’hébergement, de restauration, visite, des sites historiques et autres lieux d’attraction de la localité abritant. « Il constitue aussi un atout majeur dans le choix d’implantation des entreprises », explique-t-il.

Le festival est une occasion pour attirer les investisseurs vers le pays, précisément dans la localité où se tient l’événement. Selon le directeur du festival international Bourgoum pluriel de Koro, Amadou Niangaly, lorsqu’un festival parvient à convaincre du monde, « il accroîtra la curiosité des touristes à découvrir cette localité pour connaitre davantage ses potentialités culturelles et artisanales », a-t-il-déclaré.

Bien que tous ces aspects permettent aux localités abritant de se retrouver sur le plan économique, les opérateurs culturels affirment que le montage financier d’un festival au Mali est plus souvent un véritable « défi » voire un « parcours du combattant ».

Toutefois, indique, M Konaté, pour permettre aux opérateurs culturels de développer les localités abritant leurs festivals, le ministère en charge de la culture doit créer une base des données des festivals qui se font au Mali  afin de situer les touristes  par rapport aux calendriers des différents festivals.Aussi exiger des initiateurs un rapport après les événements ; impliquer les différentes directions régionales de la culture dans l’organisation des festivals qui se tiennent dans leurs régions envue d’être les facilitateurs entre les opérateurs culturels maliens et ceux d’ailleurs pour la mise en œuvre de relations fructueuses.

Abdoul Karim Hadji SANGARE

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*