Financement des entreprises au Mali : les promesses des Business Angels

Les Business Angels (BA) sont des acteurs majeurs et indispensables du processus de financement des jeunes entreprises. Mais, ils sont toujours à l’état embryonnaire au Mali.

 

Créer une entreprise est un travail de longue haleine pour l’entrepreneur. Ce  travail demande constance, patience et persévérance. Même après tous ces efforts, tous les entrepreneurs n’ont pas la chance de pouvoir disposer de fonds suffisants pour lancer leurs activités, d’où le recours aux(BA).

Le (BA) est un maillon indispensable de la chaîne de financement. Il intervient au moment où l’entreprise a plus que jamais besoin d’argent pour financer sa croissance, mais son business model ne lui permet pas de dégager des bénéfices. Le (BA) ne participe pas dans la conduite de la société au quotidien, il s’agit d’aider le chef d’entreprise à prendre de la hauteur.

Les (BA) sont souvent organisés en réseaux, ce qui  permet une synergie d’actions. Pour Cherif Haïdara, chargé de communication au conseil national du patronat du Mali, les business Angels font partie des rares acteurs capables d’accompagner et de financer les projets d’entreprise en phase d’essor et d’accompagner les futures pépites entrepreneuriales.

« Nous ne sommes pas une organisation financière. Mais le patronat du Mali joue un rôle prépondérant dans la mise en œuvre des business angels », déclare M. Haïdara. Par contre « Le patronat aide plusieurs entreprises à se  relever lorsqu’elles sont dans une période difficile, à travers l’expertises et  les placements », indique-t-il.

Qui sont les Business Angels (BA), que financent-ils ?

Les (BA) ne s’intéressent en général qu’à des projets innovants ou à des projets portant en eux une ambition de développement conséquente. Ils sont des personnes physiques, souvent un cadre d’entreprise en activité ou un ancien entrepreneur,  qui décide d’investir une partie de son patrimoine financier dans des entreprises innovantes et à fort potentiel. Ils prennent possession de 15 à 25 % du capital et restent toujours des actionnaires minoritaires, rapporte dynamique magazine. Les (BA) n’interviennent pas directement dans la gestion de l’entreprise. Par contre, ils peuvent avoir une  influence sur les décisions stratégique en intégrant le conseil d’administration.

L’unique motivation qui anime un BA, réside dans la volonté de payer moins d’impôts. Cependant, la législation dans les pays de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des affaires(OHADA), ne prévoit pas un ensemble de mesures incitatives très poussées d’ordre fiscal, et,  les textes relatifs à l’investissement individuel sont assez flous, pouvant parfois induire les lecteurs en erreur, car le terme « investisseur » y prête à confusion. La nuance n’est  pas élucidée s’agissant d’un financier au sens premier du terme ou  simplement  d’un entrepreneur souhaitant  développer ses activités.

Outre un investissement financier, le Business Angel s’investit souvent aux côtés de l’entreprise mettant à disposition son expertise et son réseau relationnel. Pour Makhan Sacko, manager des projets, à l’Impact Hub-Bamako, un BA est un atout  pour un jeune promoteur. Le Business angels et Crowdfunding (financement participatif) sont les deux solutions de financement pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et start-up, affirme, le manager.

Le crowdfunding ne prend-il pas le relais des business angels ?

« Les deux approches ne sont pas comparables, mais complémentaires. Les Business Angels investissent dans des entreprises intervenant dans des marchés business to business », Décrypte, M. Sacko avant de préciser  qu’un BA peut mobiliser des dizaines de millions de FCFA sur un seul projet, alors que le crowdfunding vise les projets qui ne nécessitent pas autant de capitaux. Aussi, les plates-formes de crowdfunding complètent le tour de table d’un jeune financée par des BA.

Ces premiers ne sont pas présents sur le long terme. Ils constituent des atouts pour booster la croissance économique du Mali et réduire le taux de chômage affirme le manager des projets d’impact Hub. Pour ce challenge, il est indispensable que les entrepreneurs maliens connaissent les bases de la procédure de prospection des financements auprès des business angels et principaux acteurs du crowdfunding.

Abdoul Karim Hadji SANGARE

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