Francophonie : la rwandaise Louise Mushikiwabo, succède à Michaëlle Jean à la tête de l’organisation

A l’issue du 17e sommet de la Francophonie qui s’est tenu du 11 au 12 octobre, à Erevan dans la capitale arménienne, la chef de la diplomatie rwandaise, grande favorite au poste de Secrétaire Général de l’Organisation francophone, a été désignée par les chefs d’Etats membres de l’Organisation au terme d’une bataille virulente, ce vendredi, au pays de Charles Aznavour. La candidature rwandaise portée par le leadership de son Président Paul Kagamé, a mobilisé tous les pays francophones d’Afrique en plus de la France, du Québec et du Canada qui a laché à la dernière minute sa ressortissante,  Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession pour un second mandat de quatre ans.

La désignation de la chef de la diplomatie rwandaise a été vivement critiquée par les défenseurs des droits de l’homme, qui font allusion aux mauvaises performances du Rwanda en termes de respect des droits de l’homme. L’autre évènement majeur de ce 17e sommet de la Francophonie, c’est la demande d’adhésion (aussitôt retirée) de l’Arabie Saoudite comme pays observateur.

Le Secrétaire sortante a lancé un baroud d’honneur aux chefs d’Etats et de gouvernements de l’Organisation. « Tout, ici, sur cette terre d’Arménie, nous appelle à un devoir de mémoire, et par là-même à vivre, ensemble, un moment de vérité et de lucidité parce que, malheureusement, l’histoire nous apprend que nous ne savons pas apprendre de l’histoire ».

Or « quand le passé n’éclaire plus l’avenir, comme le disait Tocqueville, l’esprit marche dans les ténèbres », poursuit la canadienne qui considère sans nommer la candidature rwandaise comme un écart aux valeurs de l’Organisation. « Sommes-nous prêts à accepter que la « démocratie », les « droits » et les « libertés » soient réduits à de simples mots que l’on vide de leur sens au nom de la réal politique, de petits arrangements entre États, ou d’intérêts particuliers alors que cette aspiration légitime à plus de liberté, plus de justice, plus de dignité, plus d’égalité est une aspiration universelle, portée toujours plus énergiquement par les jeunes et par les femmes ? Vous les avez entendus », lance-t-elle à la salle.

Rédaction

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