Mali : un environnement des affaires de plus en plus attractif

Dans une interview accordée à LA TRIBUNE AFRIQUE , Moussa Ismaila Touré, le  directeur de l’Agence de promotion des investissements au Mali (API-MALI) revient sur les opportunités qu’offre le Mali pour les investisseurs étrangers. L’agence est engagée depuis plusieurs mois dans une offensive médiatique pour  encourager les investisseurs à faire le pari du Mali.

La crise sécuritaire que  connait le Mali a eu impact négatif sur  l’image du pays notamment auprès des investisseurs. « Quiconque connait les préoccupations des investisseurs sait que l’image du pays est extrêmement importante. Pour nous, il s’agit de changer cette mauvaise perception», déclare à la Tribune Afrique le directeur d’API-Mali pour expliquer les efforts entrepris par les autorités du pays pour  un regard plus reluisant.

Lors de la campagne de séduction « Invest in Mali » qui a mobilisé en décembre 2017 plus de 500 délégations,  les potentialités du Mali ont été  présentées  à travers quatre secteurs : l’agriculture, l’élevage, l’énergie, et les infrastructures. « Nous avons le deuxième plus grand cheptel d’Afrique de l’ouest. Aujourd’hui, ce cheptel est exporté à plus de 99% sur pieds, donc sans création de valeur. Notre objectif est de créer une industrie de la viande et du lait pour créer de la valeur », déplore M Touré.

Le directeur de l’agence de promotion des  investissements mise sur les investisseurs maliens et étrangers pour booster les secteurs  porteurs. En effet le Mali bien que disposant de potentialités agricoles et agropastorales enormes est confronté à des besoins alimentaires. » Il faudra migrer de l’agriculture traditionnelle à celle plus moderne », suggère Moussa Ismael Touré qui par ailleurs sur le plan energique qu’avec son niveau d’ensoleillement  le pays a tous les éléments nécessaires à la production de l’énergie solaire, en quantité. En plus de l’énergie, l’autre secteur à valoriser en vue de doper la croissance du pays, ce sont les infrastructures les routes, les ponts, les chemins de fer…Selon son directeur l’API-Mali est engagé en faveur de la promotion des projets structurants de l’économie malienne.

Dans le long entretien accordé au journal en ligne La Tribune Afrique,  le patron d’API-Mali rappelle que malgré la crise qui a secoué le Mali et contraint les  investisseurs étrangers à lever le pied, l’investissement national s’est renforcé grâce notamment à la diaspora qui investit de plus en plus au pays. » Il y a eu moins d’IDE, mais l’investissement intérieur continue à être dynamique. Une autre lecture qu’il faut avoir de ces différents résultats est qu’il ne faut pas seulement regarder les IDE étrangers, mais plutôt apprécier globalement les dynamismes de l’investissement au Mali, qui sont positifs. », estime-t-il.

Le Mali a initié depuis quelques années des reformes pour rendre plus attractif l’environnement des affaires. Parmi ces efforts des autorités nous avons la réduction des délais de création d’entreprises,qui sont fixés à 72 heures, la baisse du capital minimum à 1 000000 F cfa pour la SARL, l’adoption d’une loi sur le partenariat public privé(PPP), entre autres.

En termes de perspectives, l’agence  continuera à travailler sur l’image du Mali, les trois prochaines années.  »C’est un travail de longue haleine et nous allons investir pour cela, renforcer l’attractivité de la destination avec des réformes majeures. », concède le directeur de l’agence. Aujourd’hui, nous sommes engagés dans un processus de relecture de notre code de l’investissement pour le rendre encore plus attractif et maniable dans l’implémentation, pour faciliter le parcours des investisseurs. Nous allons travailler à renforcer API-Mali. Tout cela sera poussé par le renforcement des ressources humaines. Nous allons continuer à travailler sur nos axes prioritaires définis plus haut tout en ne négligeant pas les autres. Par exemple, dans un secteur comme la santé, il y a énormément de besoins. Nous travaillons sans relâche pour le développer même s’il ne fait pas partie des quatre axes cités. C’est aussi le cas des nouvelles technologies, un secteur transversal. Il est aussi prioritaire parce qu’aucun des autres secteurs ne peut se développer sans l’apport des nouvelles technologies. Voilà un résume de notre priorité pour les prochaines années. »

Et le patron d’API-Mali de conclure : »…le  Mali a dépassé le plus difficile et les choses ne peuvent que s’améliorer dans les prochaines années. Le dernier élément qui pouvait rendre les investisseurs frileux a été les élections présidentielles, mais le Mali s’en est sorti avec brio, il y a juste deux mois.  Et là, le boulevard est balisé pour l’investissement« .

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*