Qu’en est-il de Tata Pound ?

Absent de la sphère musicale depuis un moment, beaucoup se demandent ce  qu’est devenu le groupe Tata Pound ? Cette figure emblématique du hip-hop malien qui a vu le jour en 1995 est composé du trio  Djo Dama, Ramses et Dixon. Pour tenter d’en savoir plus nous avons abordé un des membres du groupe Adama Diarra dit Djo Dama.

Que devient le groupe Tata Pound ?

Djo Dama :

Tata pound pour le moment a  arrêté la sortie des albums mais on est toujours présents sur d’autres sphères pour défendre les intérêts du Mali. Tout le monde va bien. Chacun fait d’autres activités. Moi j’ai une maitrise en socio-anthropologie, je suis sociologue. En plus de mon diplôme je suis dans le domaine agro pastorale. Ramsès  lui  est toujours dans la musique, il est devenu acteur comédien. Dixon qui détient une maitrise en génie civil gère  une entreprise. Il fait aussi des prêches depuis qu’il  a embrassé la Dawa.

Lors de l’élection présidentielle,  vous avez soutenu Cheick Modibo Diarra, pourquoi ce choix ?

Comme tout le monde sait, le groupe Tata Pound a toujours dénoncé les maux de la société, et a  fait la promotion des bonnes pratiques pour un développement générale globale de notre société. Cheick Modibo a les principes, les mêmes visions que Tata Pound prône. On a étudié les différents programmes, les différentes approches, la personnalité des différents candidats et Cheick Modibo est plus proche de Tata Pound. Le problème du Mali c’est qu’aucun président n’a prôné la gestion rigoureuse des avoirs de l’Etat. Avec lui  l’Etat allait économiser et on allait plus investir dans les secteurs de développement. C’était l’homme de la situation.

Quelle appréciation faites-vous actuellement du  rap malien ?

Le rap malien laisse à désirer, parce que le rap a pour ambition d’éduquer la jeunesse, de l’inculquer des valeurs. Tata pound a éduqué sa génération, il a amené une prise de conscience. Dommage que les rappeurs qui prônent la violence soient les plus écoutés.

Ceux qui ne font pas la promotion de la drogue et de l’alcool ne sont pas écoutés. Ils(les rappeurs) sont  entrain de gâter nos enfants, nos petits frères et ça joue vraiment sur l’éducation. Nous, ce n’était pas notre objectif.

J’en profite d’ailleurs pour lancer un appel aux autorités maliennes pour qu’elles prennent  des mesures contre ces rappeurs qui sont entrain de ternir notre image. C’est grâce au  Tata pound que le rap malien a eu beaucoup d’ampleur. Nous avons voyagé à travers le monde pour représenter le Mali. Malgré  tout,  il faut le reconnaitre,  il y a des rappeurs qui font vraiment du bon boulot mais, ce ne sont pas eux les plus écoutés.

                                                                                                    Propos recueillis par Hamsetou Toure

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*