Climat des affaires : Vers l’opérationnalisation du guichet unique électronique

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique et opérationnel (PSO) des réformes du climat des affaires, s’est tenu, le jeudi 20 décembre 2018, l’atelier pour l’opérationnalisation du Guichet unique électronique du commerce extérieur et des transports (GUECET).

Etaient présents : le ministre du Développement industriel et de la promotion des investissements, Moulaye Ahmed Boubacar, le ministre du Commerce et de la concurrence, Alhassane Ag Hamed Moussa, le ministre des Transports, Zoumana Mory Coulibaly, le représentant de la représentante résidente de la Banque africaine de développement (BAD), Nyaki Zangbula Kaningbi, et la Cheffe de la CTRCA, Keita Zeinabou Sacko.

En effet, dans le cadre de l’harmonisation des normes en matière d’échanges commerciaux, les Nations-Unies a travers la CNUCED ont encouragé les différents pays à mettre en place un Guichet électronique du commerce extérieur et des transports (GUECET) pour simplifier les procédures d’importations et d’exportation et contribuer à accélérer les formalités du commerce extérieur.

L’adoption de cet important instrument de facilitation du commerce international, choisi par divers gouvernements, contribuera à jouer un rôle important dans l’amélioration de l’environnement des Affaires. C’est dans cette optique que la Cellule technique de reformes du climat des affaires, grâce à l’accompagnement de la Banque Africaine de développement (BAD) a organisé cet atelier. Il vise à éclairer, orienter et motiver la décision de l’autorité gouvernementale dans la mise en place de l’organe de gestion et d’exploitation du guichet unique.

Pendant cette journée, les participants avaient pour tâche de faire des propositions d’ancrage institutionnel motivées par des critères solides avec les avantages et inconvénients ; d’élaborer des projets de textes de création, de gestion, de fonctionnement et d’organisation du guichet unique électronique du commerce et des transports (GUECET) ; de faire les propositions de tarifs de redevance, de droit, de taxe et autres ressources mobilisables pour le GU ; et enfin d’envisager des communications, relations institutionnelles et la conduite du changement.

Selon le représentant de la représentante résidente de la Banque africaine de développement (BAD), Nyaki Zangbula Kaningbi, cette problématique est une préoccupation mondiale. Il a révélé que selon le rapport Doing Business 2019 le Mali est classé 145e sur 190. Le même rapport indique que dans le cadre du commerce transfrontalier, les délais d’exportation du Mali s’établissent à 4 jours, contre seulement 14,9 heures pour la moyenne des pays de l’OCDE.

Consciente des enjeux, la BAD, par le biais de son Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE) a décidé d’accompagner le Mali dans le cadre de la dématérialisation de l’administration. « Dans ce cadre, la Banque a financé 3 projets pour l’informatisation de l’administration malienne dont le GUECET pour un montant global de 995 144 000 millions de f CFA », a-t-il précisé.

   

Pour le ministre du Développement industriel et de la promotion des investissements, Moulaye Ahmed Boubacar, le nouvel ordre mondial de l’Information et de la Communication exige désormais l’intégration des nouvelles technologies dans tous les secteurs d’activités, et dès lors, la modernisation des missions de service public s’impose. La présente activité concrétise la volonté du gouvernement malien de moderniser ses outils, de contribuer à  assainir le processus d’importation, d’exportation et de transit des marchandises, a-t-il estimé.

Il est cependant à retenir que de sa création à ce jour, la CTRCA a travaillé, dans le cadre des comités techniques restreints, avec les orientations du Comité mixte de suivi des réformes État et secteur privé et sous la supervision du ministre chargé de la Promotion de l’investissement et du secteur privé.

C’est dans ce cadre que le Plan stratégique et opérationnel (PSO) 2016-2018 des réformes du climat des affaires a été adopté le 31 décembre 2015 à la 13ème session du Comité mixte de suivi des réformes État et secteur privé sous la présidence du Premier ministre. C’est ainsi que le PSO est décliné en trois (3) axes stratégiques qui prennent en compte les indicateurs du «Doing Business» et vont au-delà en tenant compte de nos spécificités locales. Il s’agit des axes suivants : l’amélioration de l’attractivité du Mali afin d’accroître les investissements directs étrangers ; la facilitation de la pratique des affaires au Mali et enfin le renforcement des réformes structurelles et des capacités de la CTRCA.

Seydou Karamoko KONE

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