COP24 : les incertitudes font surface

La COP24 s’est ouverte ce dimanche à Katowice en Pologne. Trois ans après l’accord sur le climat signé à l’issu de la COP21 à Paris, un nouveau round s’ouvre sur fond d’incertitudes. La COP24 doit apporter une réponse aux conclusions du GIEC. Christophe Cassou est climatologue et membre de ce groupe d’experts, il appelle les négociateurs réunis à Katowice à prendre conscience de l’extrême urgence : « Quand on dit urgence climatique, cela signifie qu’il faut d’urgence entreprendre des actions pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre de manière immédiate et également pour s’adapter aux changements climatiques qui sont en cours et qui vont arriver. »

A partir de 2020, les pays riches doivent mettre chaque année 100 milliards de dollars sur la table pour aider les pays vulnérables dans leurs efforts d’adaptation et d’atténuation. Mais là non plus, le compte n’y est pas, souligne Emilie Both d’Oxfam France : « Le dernier rapport sorti par les Nations unies fait état pour 2016 de 56 milliards de dollars qui ont été fournis. Donc on est en retard. Et en plus l’adaptation reste sous-financée, alors qu’elle est cruciale : ce sont les efforts des pays en développement pour faire face aux impacts déjà visibles et dévastateurs du changement climatique. IL est donc indispensable d’augmenter les financements pour l’adaptation. »

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