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Crise au centre : le gouvernement tente de rassurer les élus

Ce lundi, 7 janvier, le gouvernement malien était face aux élus de la nation. Cette interpellation fait suite au drame survenu,  le 1er janvier 2019 à Koulogon dans le cercle de Bankass, où des présumés chasseurs traditionnels dozos ont tué une trentaine de civils et brûlés des habitations. Les préoccupations des députés ont tourné autour des responsabilités dans les tueries au centre du pays, les solutions, la justice, la démilitarisation des milices, le rôle de l’Etat, l’échec des mesures militaires entre autres.

Le chef du gouvernement, Soumeylou Boubeye Maiga, a d’abord relativisé l’ampleur des violences intercommunautaires au Mali. Le PM dénombre 52 cas au Mali et plus de 500 cas dans la sous région.  Ces violences ont été instrumentalisées par les groupes terroristes selon le Premier ministre. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et à travers le programme de sécurisation intégrée des régions du centre, 13 000 militaires ont été déployés dans ces zones qui ont également vu la création de 16 postes de sécurité selon Soumeylou Boubeye qui concède néanmoins qu’en plus des réponses militaires, il faut un consensus entre les communautés notamment dans la région de Mopti, où des conflits entre peuls et dogons ont fait des centaines de victimes depuis deux ans.

Les annonces du gouvernement, notamment le recrutement prochain de 3000 militaires pour renforcer la sécurité au centre et le processus de DDR qui y est prévu n’ont pas convaincu les députés de l’opposition qui attendaient des réponses concrètes et urgentes pour éviter ce que beaucoup n’ont pas hésité de nommer  »d’épuration ethnique  », dirigée contre les peuls, en proie à l’amalgame les assimilant aux djihadistes. Lors de sa dernière visite dans la région de Mopti, SBM avait lancé un ultimatum aux milices locales pour déposer les armements et saisir les opportunités de la paix à travers le DDR spécial. L’ultimatum a expiré le 31 décembre dernier. Les armes y circulent toujours et font chaque jour des victimes.

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