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Au Mali, l’école des enfants des pauvres n’est pas une priorité pour le gouvernement

Quelques milliers d’enseignants ont marché, à Bamako,ce mercredi 6 mars pour dénoncer le  »mépris » du Gouvernement envers le personnel enseignant ainsi que sa  »légèreté » et son manque de  »sérieux » lors des négociations. Sur les dix points de revendication, sept ont déjà fait l’objet d’accord dont un accord partiel.

Les manifestants partis de la place CAN ont convergé vers le rond point Kwamé Krumah, bloquant la circulation pendant une bonne demi heure. Des cris de vuvuzelas et de slogans ont retenti. ‘‘Le personnel enseignant veut une amélioration de ses conditions de vie et de travail »,  » Un président, un ministre, un policier…tu es d’abord élève ». Et d’autres slogans se rapportant directement aux points de revendication comme : la prime au logement, la majoration des indemnités aux examens et concours ou l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l’État.

Aux pieds de la statue de Kwamé Krumah les responsables syndicaux ont crié  »abas l’injustice » avant d’informer l’opinion nationale et internationale des blocages lors des négociations entamées avec le gouvernement.

 »Le gouvernement du Mali a refusé de faire des propositions concrètes sur les trois points de divergence », apprend-t-on dans le  communiqué lu par le porte parole du syndicat signataires du 15 octobre.

Le même communiqué rapporte les raisons évoquées par le gouvernement pour la non satisfaction de trois points de divergence. » Les revendications sont irrationnelles et insoutenables, les enseignants sont nombreux, en accordant cette prime aux enseignants, les autres corps vont la réclamer, l’État n’a pas d’argent. »

Le syndicat affirme que ses revendications sont à la portée du gouvernement  et que les points de divergence ne sont pas tous d’ordre financier. La plupart des points de revendication auraient antérieurement fait l’objet d’accord entre les deux parties. Mais le gouvernement n’a pas honoré ses engagements.

Le syndicat dit suivre avec intérêt les sorties de la ministre du travail et de la fonction publique visant à discréditer le syndicat.

 »Ouvert au dialogue », le syndicat signataires du 15 octobre, déclare ne pas céder aux  » intimidations, aux menaces et pressions de toute nature de la part du gouvernement ». L’école des enfants de pauvres n’est pas une priorité pour le gouvernement », constate le syndicat.

Depuis plusieurs semaines les établissements publics sont paralysés par des grèves. Le spectre d’une année blanche plane désormais sur l’école malienne.

www.bamakonews.net

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