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Eaux en sachets : Au-delà de l’avantage lucratif, les dangers du business ?

Les eaux en sachets se vendent comme des petits pains malgré les dangers liés à leur consommation. En cette période de forte chaleur, les vendeuses d’eaux ont la côte auprès des populations. Partout à Bamako, aux devantures des écoles, dans les marchés, les stades, lors des mariages et autres cérémonies…le business des eaux en sachets prospère. Comme on le dit, l’eau est source de vie. Mais, force de constater que toutes les eaux ne sont pas bonnes pour la santé. Malheureusement, les clients ne font pas attention en cette période caniculaire et en consomment tous les jours sans penser aux dangers qui en découlent.

L’eau est indispensable pour la vie surtout en cette période de canicule. D’un prix allant de 25 à 50 francs CFA, ces eaux ont envahi le marché malien depuis plusieurs années. Vendeurs, fabricants et marques se multiplient de jour en jour, au fil des ans et beaucoup se posent la question sur la provenance de ces eaux, sur leurs qualités et les méfaits sur la santé des populations.

Lors d’une conférence de presse, le Directeur général de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP-SA), Boubacar Kané, avait déconseillé de boire ces eaux qui, selon lui, ne répondent pas aux critères et peuvent compromettre la santé des gens qui les consomment car aucune de ces sociétés n’a le certificat de salubrité.

Les dates de fabrication et de péremption sont inexistantes sur la plupart des sachets d’eaux, ce qui expose les clients à des potentiels dangers. Selon Mme Diarra Awa Lucienne Traore, technicienne supérieure en santé à l’hôpital Gabriel Touré, la consommation de ces sachets d’eau peut avoir plusieurs conséquences sur la santé.  « Ils sont vraiment nombreux sur le marché. Nous ne savons pas vraiment si ces sachets d’eau sont contrôlés au niveau des services d’hygiène. Ils peuvent causer des vomissements, des diarrhées pour ceux qui les consomment ».

Dramane Keita pense que c’est au gouvernement de régler le secteur en contrôlant les eaux avant leur mise en vente.  « Il faut que le gouvernement fasse un contrôle. C’est la santé de la population qui est en jeu. Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai jamais entendu parler d’un laboratoire ou d’une usine de contrôle ou de production de ces eaux. Lors d’un mariage, j’ai constaté qu’il y avait du sable dedans. Depuis ce jour-là, je ne les consomme plus et je sors désormais avec mon eau pour éviter tout désagrément ».

D’autres clients ne partagent pas cet avis. « Avec cette chaleur étouffante, boire de l’eau n’est que bénéfique pour nous. Moi je bénis les vendeurs de ces eaux. Je n’ai jamais eu de problème avec la consommation de ces eaux  et c’est pas du tout cher » nous confie un apprenti sotrama.

Pour Mariam Dembélé, étudiante, la consommation de ces eaux n’a rien de mauvais. Elle y voit une opportunité pour « se désaltérer le plus rapidement possible lorsque nous sommes à l’école, au marché, en ville ».

Du coup, les facteurs socio-économiques aussi jouent un rôle dans l’achat de ces eaux en sachets. Dans les marchés de Bamako, les vendeuses se font la concurrence, même si les boutiquiers restent les plus heureux de la chaine. Au-delà de son avantage lucratif, le business des eaux en sachets présente des risques sanitaires qu’il faudrait circonscrire.

                                                      www.bamakonews.net

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