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Justice : les vérités du procureur général

La première session ordinaire de la Cour d’Assises de Bamako, au titre de l’année judiciaire 2018-2019, a démarré lundi 15 avril. 92 affaires sont au calendrier avec une prédominance de crimes de sangs. Pendant un mois, 121 accusés seront jugés. A l’ouverture de la session, le procureur général a  invité  la Cour à punir les spéculateurs fonciers. Il a ensuite signalé qu’ils s’acoquinent avec des personnes haut placées et parmi lesquelles, des magistrats et des policiers pour s’assurer une impunité. Toujours selon lui, la justice ne peut résoudre tous les problèmes, mais sa présence est indispensable pour ramener la sérénité, la tranquillité ou la paix sociale, par la confiance qu’elle permet de restaurer, en ces moments d’instabilité, de peur et de désespoir.

Enfin, il rappelle que la justice ne peut exister là où il n’y a pas l’État avec l’ensemble de ses structures qui la compose (administration, sécurité et autres), et dont elle est une composante axiale. Par ailleurs, il dira qu’il n’y a pas de justice performante quand les organes de contrôle, gage de son bon fonctionnement, sont atrophiés, faute de personnel suffisant ou de moyens appropriés et adéquats. « La où la justice ne passe pas, s’installe l’impunité, sources de toutes les dérives, car les certitudes s’ébranlent laissant place au désespoir, au péril, au doute existentiel » conclut-il

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