Motion de censure : chantages, menaces et achats de conscience comme maitres-mots !

Porté à la tête du gouvernement malien depuis le 30 décembre 2017 par le président Ibrahim Boubacar Kéita, Soumeylou Boubèye Maiga pourrait se voir destituer dans les tout-prochains jours de son poste de Premier ministre. Cette manœuvre pour destituer le chef du gouvernement est orchestrée par une frange de la classe politique, tant de l’opposition que de la majorité présidentielle, et des leaders religieux dont Mahamoud Dicko du Haut conseil islamique et Chérif Bouyé Haidara de Nioro du Sahel.

Le fossé se fait de plus en plus grandissant entre Soumeylou Boubèye Maiga et le Chef de l’Etat. Promu ministre de la défense dans le gouvernement de Moussa Mara, avant d’être promu Premier ministre en 2017, l’homme n’est apparemment plus en odeur de sainteté avec plusieurs barons de la mouvance présidentielle, surtout du parti au pouvoir le RPM. Cette dissension à l’intérieur de la « case » pourrait assurément créer des conséquences fâcheuses à l’intérieur du regroupement ‘’Ensemble pour le Mali’’ dans les jours à venir.

L’issue de cette motion de censure, qui sera votée ce vendredi, reste pour le moment incertaine. Si les partisans du Premier ministre sont confiants quant à sa capacité à déjouer la défiance du RPM, ses adversaires, à en croire leurs annonces, crient d’ores et déjà à la victoire. Un bras de fer visiblement lancé et qui pourrait basculer en faveur de l’un ou l’autre camp avec l’intervention officielle du Chef de l’Etat, manifestement à la manœuvre officieusement.  D’ici là, tous les coups semblent permis de part et d’autre (harcèlements, chantages, menaces et achats de conscience).

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