Accès au grand marché : Le calvaire des clients en cette veille de la fête

A cette veille de fête de Ramadan, accéder au grand marché de Bamako, situé en plein centre de la ville, avec les nombreux embouteillages, est un véritable parcours du combattant. Pire, les anneaux Sotrama et même la chaussée sont érigés en points de vente d’articles divers par les revendeurs. 

Déjà à quelques mètres du marché, le décor quotidien c’est : les klaxons intempestifs, les battements de tam-tam, des longues files de voitures, motos, camions, tricycles, et piétons qui peinent à avoir un passage.

Certes, le phénomène, témoignent beaucoup de personnes, n’est pas nouveau, dans cette zone à l’approche des fêtes. Mais, tous reconnaissent que les choses se sont empirées.

Aujourd’hui, avec la croissance démographique, conjuguée à l’incivisme de certains usagers de la circulation routière, le phénomène d’embouteillage à Bamako a atteint des proportions inquiétantes. Une situation qui n’est pas du tout appréciée par les usagers.

« Depuis 2 semaines, c’est le même problème : on peut faire 1h ou plus pour quitter cette zone. Pour éviter cela, je sors généralement très tôt avant que les commerçants ne s’installent au bord du goudron pour vendre leurs marchandises, vêtements, chaussures, bijoux, etc., sans se soucier du désordre que cela entraine. Il faut noter aussi que ces vendeurs mettent leur vie, celle des usagers en danger ainsi que celle des  clients qui sont parfois préoccupés par les articles qu’ils désirent acheter et non les véhicules et moto », nous confie Sory Doumbia.

Un autre passant témoigne « des véhicules poids lourds comme légers passent et repassent sous les yeux parfois impuissant des policiers qui essaient tant bien que mal de régler la circulation. Il suffit qu’un conducteur fasse une fausse manœuvre de son véhicule pour qu’un drame survienne.

Je me demande si certains revendeurs ambulants craignent réellement pour leur vie en s’installant ainsi sur la voie ? ».

SK, une vendeuse répond : « je n’ai pas le choix. Je n’ai pas eu de place à l’intérieur du marché. Donc, je suis obligée de rester ici. A vrai dire, cette situation n’est facile pour personne. On peut mourir à tout moment. Mais, que faire, j’ai une famille à nourrir».

Pour Dramane Touré, usager de la route, « il faudrait juste une réorganisation même du marché qui déborde jusqu’au goudron. Des commerçants envahissent impunément  le goudron pour vendre toute sorte de choses. La voie devient étroite. Je pense qu’il faut que la police municipale s’implique encore pour mettre fin à ce désordre ».

Beaucoup d’accidents survenus, dans la mouvance des fêtes, pouvaient être évités, si les citoyens prenaient conscience de la gravité en respectant les règles élémentaires de la circulation routière : prudence, courtoisie. Quant aux autorités compétentes, elles doivent prendre leurs responsabilités : assurer la protection des personnes et de leurs biens ; sanctionner les récalcitrants à l’ordre public.

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