Bamako : L’eau potable, encore une denrée rare dans des quartiers !

Les populations de certains quartiers de Bamako, comme Yirimadio Zerni, Sangarébougou, Marseille, Sotuba ACI et Missabougou, vivent un véritable calvaire. Privées d’eau durant des heures voire des jours, elles sont obligées de parcourir de longues distances pour s’approvisionner, ce qui leur cause d’énormes désagréments. L’eau a disparu des récipients de ses quartiers. Aucune goutte ne suinte des robinets depuis un bon moment, provoquant ainsi, une grogne populaire.

« Nous sommes obligées de nous ravitailler chez notre voisin qui a un forage chez lui pour avoir de l’eau. Ce n’est pas facile. Et ce qui fait mal, aucune raison pour expliquer cette pénurie soudaine, n’a été donnée par la Somagep », raconte madame Diakité, une riveraine de Sotuba ACI en colère. Depuis le depuis du ramadan, beaucoup de familles n’ont pas accès à l’eau potable dans différents quartiers de Bamako. Malgré les multiples promesses de la Somagep, la situation reste inchangée. A  Banankabougou Zerni, la population est obligée de se déplacer avec des bidons, des bassines et autres  récipients pour obtenir de l’eau à boire et pour faire le ménage. F.D ne retient pas sa colère. « Nous en avons l’habitude mais avec le ramadan c’est insupportable. Imaginez dès les premières heures du matin, nous sommes debout pour avoir plus de chance d’obtenir de l’eau, mais avec tout ça on n’a même pas de quoi couvrir  la journée », dira-t-elle.

Nombreux sont les quartiers de Bamako qui se trouvent dans la même situation. Les populations de ces zones sont obligées de faire recours aux bidons de 20 litres, vendus à 25 francs l’unité. Ailleurs dans certains quartiers, la même quantité d’eau est vendue un peu plus chère. Cependant, il faut noter que la distribution de l’eau courante est également liée à la disponibilité de l’électricité qui active les pompes. Avec les délestages, le problème d’accès à l’eau potable se pose avec plus d’acuité. Amertume, désolation et regrets sont la tasse de thé des riverains de ses quartiers de Bamako et environnants qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Cette crise d’eau potable, dans des quartiers situés en plein cœur de la capitale, prouve à suffisance l’incapacité des structures en charge de la question à trouver des solutions pérennes aux préoccupations des usagers. La récurrence de la problématique nécessite une remise en cause de la gouvernance. Les structures à fort impact social, comme l’EDM et la Somagep, ont besoin de vrais managers, visionnaires et dotés d’un véritable leadership. En attendant cette époque, les populations devront prendre leur mal en patience.

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