Bamako : L’insécurité et la violence s’intègrent dans le quotidien

Pendant que le gouvernement se targue d’avoir fait reculer l’insécurité à Bamako et environs, les hors-la-loi continuent de commettre paisiblement leurs forfaits. Les populations de Bamako et environs doivent désormais compter sur elles-mêmes pour assurer leur sécurité, si les hommes en uniforme ont du mal à le faire. C’est du moins ce que l’on peut dire au regard de la recrudescence des forfaits de ces divorcés sociaux dans le pays. Mieux, ces derniers agissent sans être inquiétés, au grand désarroi de la population.

Avec une volonté affichée de faire reculer l’insécurité, le gouvernement a initié des opérations coup de poing pour venir à bout des bandits de grand chemin dans la capitale malienne et ses environs.Mais force est de constater que cette insécurité a refait surface avec plus d’ardeur à Bamako, surtout dans les quartiers résidentiels. Pas un jour sans vols de moto et cambriolages. Pire, certains concitoyens et ressortissants étrangers se font sauvagement abattre.

Tout porte à croire que la machine sécuritaire mise en place par le gouvernement est en panne. De nos jours, Bamako est exposé à une insécurité graduelle, à cause des attaques à mains armées. Les populations sont depuis quelques mois dans la tourmente du fait de délinquants qui font de plus en plus de victimes. Si certains pensent que cela est dû au manque d’éducation des jeunes, d’autres soutiennent que c’est la pauvreté ou l’effet nocif de certains stupéfiants sur le comportement des jeunes, qui les poussent à de tels actes.

Depuis l’agression d’Abdoul Aziz Yattabaré, iman et directeur de l’institut islamique de Missira, les populations sont inquiètes. L’insécurité et la violence ont fini par faire partie du quotidien. Mariam Soumano déplore cette situation en des termes plein d’émotions. « Nous n’avons plus de sécurité ici, nul n’est épargné. Les agresseurs s’en prennent à des citoyens honnêtes, même à des enfants. Nous n’en avons marre ».

Cette question de l’insécurité est réellement préoccupante. Le nombre de victimes d’agressions mortelles ne cesse de croître dans la capitale malienne, devenue la demeure des bandits. Après l’assassinat du jeune Ibrahima Diawara, un grand nombre de personnes attestent qu’elles n’osent plus sortir de chez elles dès la tombée de la nuit. Pour cause l’insécurité qui y règne. Les habitants crient donc leur ras-le-bol et appellent au secours.

Bakary Traoré fonctionnaire à la retraite affirme « nous sommes vraiment fatigués. Les bandits créent une grande place à  Bamako. Ce sont  pour la plupart des apprentis Sotrama, des charretiers et des enfants qui passent la majeure partie de leur temps à fumer de la drogue, prendre du Tramadol et boire de l’alcool. Ils sèment le désordre et font régner leur loi sans crainte. Même la police ne peut rien contre eux. »

Il va sans dire que l’insécurité à Bamako peut être liée à la pauvreté, au chômage et la faible couverture des patrouilles. Le manque d’éclairage public aggrave la situation, soutien Fatim Diakité.                      Face à la montée grandissante de l’insécurité, le gouvernement à travers le ministère de la sécurité doit repenser sa politique sécuritaire pour le bonheur des Maliens.

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