Biodiversité : Entre 500 mille et 1 million d’espèces seraient menacées

Une évaluation mondiale sans précédent des écosystèmes, dévoilée ce lundi 6 mai, par des experts de l’ONU sur la biodiversité a démontré le besoin urgent d’un plan pour sauver la nature, poussée à la destruction par les hommes qu’elle fait vivre. Après une semaine de négociations à Paris, les 132 états membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont adopté samedi 4 mai, la synthèse politique d’un rapport de 1.800 pages sur lequel ont travaillé 450 experts pendant trois ans.

Ce « résumé pour les décideurs », négocié ligne par ligne par les délégations, a été rendu public ce lundi 6 mai, avec un constat alarmant. Selon une version préliminaire du rapport, « une grande partie de la nature est déjà perdue, et ce qui reste continue à décliner ». Ce texte estime notamment que 75% de l’environnement terrestre et 40% de l’environnement marin présentent des « signes importants de dégradation ». Résultat : entre 500.000 et un million d’espèces, sur les quelque 8 millions estimées sur la planète, seraient menacées d’extinction.

Un constat en accord avec ce que décrivent depuis des années certains scientifiques : le début de la 6e « extinction de masse ». Même si cette première extinction de masse depuis l’arrivée des hommes sur la planète n’était pas mentionnée dans le projet de synthèse du rapport. Mais les atteintes aux écosystèmes ont aussi un impact dévastateur sur l’espèce qui en est responsable : l’Homme.

« La biodiversité, ce n’est pas que joli, la biodiversité importe pour les sociétés humaines : on a besoin d’eau pour vivre, on a besoin d’un air de qualité, de nourriture, on a besoin d’un climat régulé », commente Yunne-Jai Shine, une des auteures du rapport.

Eau, nourriture, énergie, médicaments… L’Humanité ne peut pas vivre sans les services rendus par cette nature qu’elle s’évertue pourtant à détruire, par l’agriculture intensive, la déforestation ou les pollutions. Des solutions qui seront discutées plus en détail l’an prochain en Chine lors de la 15e réunion de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15) et dont les défenseurs du climat espèrent un résultat aussi marquant que celui de la COP21 sur le climat qui a donné naissance à l’accord de Paris en 2015.

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