Employabilité des jeunes : Un casse-tête chinois pour le Mali et ses partenaires

1er mai, fête du travail. Le travail a été célébré un peu partout dans le monde. Au Mali le problème de l’emploi de la jeunesse est l’une des réalités qui limite le développement socio-économique et durable. Quand on parle de crise économique, on parle forcément d’emploi. Le Mali va de plus en plus mal. Le taux de chômage ne cesse d’augmenter et c’est pratiquement les jeunes qui sont les plus touchés. Aujourd’hui le chômage est un phénomène qui paralyse le développement et influe négativement sur l’exode rural, l’immigration et le banditisme pour ne citer que ceux-ci. Car un jeune diplômé sans emploi ou un jeune sans formation académique de base, sans réelle perspective d’avenir et sans attache sociale, peut-être un danger pour la société.

Le chômage des jeunes suit une croissance exponentielle, et ce depuis plusieurs années. En effet, les jeunes maliens diplômés ou pas, rencontrent d’énormes difficultés pour trouver un emploi. Les causes ne sont pas à chercher bien loin. Le climat socio-économique, l’accroissement démographique, l’incapacité du marché de l’emploi à absorber les vagues successives de diplômés qui sortent chaque année du système éducatif et l’inadéquation de la formation aux nouvelles exigences du marché de l’emploi, sont quelques raisons qui ont décuplé le taux de chômage des jeunes au Mali.

Selon un constat, plus le niveau d’études est élevé plus le taux de chômage l’est aussi, une situation qui pourrait expliquer le nombre toujours élevé de jeunes qui s’investissent dans le secteur informel pour échapper au manque d’emploi. Malgré le nombre de programmes et fonds d’investissements destinés à l’employabilité au Mali à travers les structures comme la Banque Mondiale, l’APEJ, le FIER, la BID, la BAD, le BIT, l’ANPE, le PROCEJ…, le problème persiste, car l’Etat ne peut à lui seul financer les projets des jeunes. Même si des agences nationales ont été créées pour les accompagner, la croix et la bannière pour avoir une chance de financement, fait que beaucoup parmi ces jeunes demeurent dans des situations difficiles et épuisantes.

Il est certes de la responsabilité de l’Etat de mobiliser et d’encourager  les acteurs du monde privé à aider les jeunes dans le montage, le financement et le suivi de leurs projets. Mais il est nécessaire de faire comprendre à la jeunesse que l’Etat a une capacité d’absorption très limitée. Cependant, la solution durable à la question du chômage des jeunes au Mali passe nécessairement par la création d’entreprises par les jeunes. Il faut aussi favoriser la mobilité des salariés présents dans l’entreprise, adapter le système éducatif aux évolutions de la société, mettre fin à la politique d’austérité et enfin investir dans la formation.

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