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Fête de Ramadan : La température du grand marché de Bamako

Dans quelques jours, les fidèles musulmans vont célébrer la fête de Ramadan, marquant la fin de ce mois béni. Pour le moment, ce sont les préparatifs de la fête qui dominent toutes les causeries. La fièvre festive est montée d’un cran, pratiquement dans tous les marchés de Bamako, particulièrement celui du grand marché, où clients, revendeurs ambulants et simples passants ont de la peine à se faire un passage. Une véritable atmosphère de fête y régnait, même si les vendeurs se plaignent de la clientèle.

Principal point de convergence et de négoce, le grand marché de Bamako, en cette veille de fête de Ramadan, est plein de monde : des commerçants aux revendeurs, en passant par les acheteurs et autres négociants, chacun vaque à ses affaires, à la recherche de bons articles et à bon prix. Les clients sont accueillis par les commerçants avec des articles de toutes sortes : vêtements, chaussures, bijoux, mèches, etc. Tous les moyens et tactiques sont mis en œuvre pour attirer le client.

Actuellement, les acteurs les plus en verbe au grand marché de Bamako, les premiers à contacter les clients, ce sont les intermédiaires, communément appelés « Coxeurs ». Des jeunes, pour la plupart, qui cherchent à se tirer d’affaire sur la vente d’un article, soit en majorant le prix normal. En ce jeudi 30 mai, à quelques encablures de la fête, le constat est que les clients ne se bousculent pas devant les boutiques, étales et autres magasins du grand marché. Ce beau monde est composé surtout de visiteurs qui passent de boutique en boutique à demander le prix de tel ou tel article. Le plus souvent, ils estiment que l’article de leur choix est cher, car n’ayant pas assez de moyens pour s’en procurer.

Mariétou CAMARA, vendeuse d’habits et de chaussures pour enfants, ne se frotte pas encore les mains. Ce qui lui fera dire « par rapport à l’année passée, le marché est vide. Cette année, les clients se font rares. Nous avons peur de ne pas pouvoir épuiser les marchandises que nous avons achetées pour l’occasion. Pire, les quelques rares clients qui viennent ne font que demander les prix des articles qu’ils n’achètent pas. Ils crient à la cherté des prix et disent ne pas avoir d’argent. »

Saliou SOW, vendeur de Bazin, se trouve dans une situation bien plus reluisante. « Le marché est juteux. Je ne me plains pas. Les clients viennent petit à petit. Comme vous le savez, le Malien adore le Bazin. Les GEZNER sont les plus sollicités, cette année. Nous vendons le mètre à partir de 10 000 FCFA. Il y a toute sorte de couleur pour les hommes aussi bien que pour les femmes », a-t-il confié.

Oumou, vendeuse ambulante, estime qu’à la différence de l’année dernière, les articles de cette année ne coûtent pas chers. « Il y a pour toutes les bourses. Les robes varient entre 2 000 et 3 000 FCFA et plus. Les complets de jupes se vendent entre 3 000 et 7 500 FCFA. Pour les petits garçons, c’est moins cher : il y a des culottes à 1 000 FCFA, des pantalons à 1 500, 2000 FCFA ou plus. Pour les plus âgés, il y a pour tous les prix et les chaussures se négocient à partir de 2 000 FCFA » a-t-elle expliqué.

F.S, une cliente, reconnait que les prix sont en hausse et que c’est ce qui explique la morosité du marché cette année. «Tout est cher. J’ai même peur de demander les prix des marchandises. Je ne fais que tourner en rond toute la journée. Que faire, on est obligé d’acheter quelque chose pour les enfants, sinon, ils seront tristes, en cette période de fête, dédiée surtout à eux ».

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