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Gouvernement d’Union Nationale : Les nouveaux alliés, les priorités, les faire-valoir et les grands défis !

La continuité dans la rupture

Attendu pendant deux semaines, le gouvernement de large ouverture du Premier ministre Dr Boubou Cissé a été rendu public depuis le 5 mai 2019, avec 38 membres dont un ministre délégué et deux secrétaires d’Etat. Ce gouvernement dit de mission aura pour principales tâches d’accélérer non seulement la mise en œuvre de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger, mais également trouver des solutions à certains problèmes qui assaillent le pays et d’engager les réformes politiques et institutionnelles.

En effet, le nouvel attelage gouvernemental se caractérise par : 17ministres entrants, 11 ont permuté, 10 ont conservé leur portefeuille et 10 sortants. En tout cas, ce nouveau gouvernement a vu le chamboulement au niveau de l’attelage politique, avec une équipe « plus ouverte » et « recentrée sur les missions essentielles de l’État ». Finalement, le resserrement tant souhaité n’a pas eu lieu : le nouveau gouvernement est composé de 35 ministres, un ministre délégué et deux secrétaires d’État, contre 32 ministres dans le gouvernement sortant.

La taille du gouvernement, jugée « pléthorique » par Soumaila Cissé, chef de file de l’opposition, s’explique par le souci de prendre en compte l’accord politique de gestion des responsabilités, signé avant la formation du gouvernement entre le Premier ministre et certains responsables politiques et  acteurs de la société civile à la Primature, le 2 mai 2019.

Les porteurs d’espoirs ? 

Loin de nous la prétention de mettre en cause les compétences ou la probité des autres membres du gouvernement. Toutefois, parmi les 38 membres du nouveau gouvernement du Premier ministre Boubou Cissé, 5 se dégagent du lot en raison de leur probité, rigueur et compétence. Toute chose qui suscite beaucoup d’espoir chez les Maliens.

Ce sont notamment, le Premier ministre, ministre des Finances et de l’économie, Dr Boubou Cissé ; le ministre de la Santé et de l’action sociale, Michel Hamala Sidibé ; le ministre de la Justice, garde des sceaux, Malick Coulibaly ; le ministre de la Défense et des anciens combattants, le général Ibrahim Dahirou Dembelé ; et le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Alpha Bah.

En effet, ce que bon nombre de nos compatriotes ne savent pas, le Mali, un pays en crise, est sous sérum, a su tenir jusque-là au point d’occuper la 3ème place dans l’espace UEMOA. Ce challenge est dû en grande partie à la rigueur du jeune ministre des Finances. Toute chose qui a valu à sa nomination comme Premier ministre.

Michel Hamala Sidibé a été longtemps secrétaire exécutif de l’ONUSIDA. Grâce à sa probité et sa rigueur, il jouit d’une grande confiance auprès de la communauté internationale. Il pourra faire bénéficier le Mali qui vient d’engager une profonde réforme de son système de santé, de ses relations et de ses compétences.

Malick Coulibaly qui signe son retour au ministère de la Justice n’est plus à présenter aux Maliens. Le jeune Coulibaly est d’une probité irréprochable. Il en a prouvé lors de son petit passage pendant la transition de 2012 à ce même poste de responsabilité.

Le nouveau ministre de la Défense, le général Ibrahim Dahirou Dembélé est réputé un officier intègre et compétent. En tout cas, nombreux sont les Maliens dont des militaires qui lui font confiance et sont convaincus qu’il est aujourd’hui l’homme qu’il faut à la défense malienne. Ils ne se sont pas trompés. A peine, nommé il a embarqué toute la hiérarchie militaire sur le terrain au Centre du Mali, pour s’imprégner des conditions de vie et de travail de nos FAMA ; dégager les voies et moyens de défendre l’intégrité territoriale et combattre le terrorisme.

Le dernier, non le moindre est le ministre de l’Administration territoriale, Boubacar Alpha Bah, ancien maire de la CV du District de Bamako, et ancien président des municipalités du Mali (AMM). C’est un fin connaisseur de l’administration malienne.

Bill, comme l’appellent les intimes, témoignent ses proches, est un grand bosseur et réputé très rigoureux sur les principes de la bonne gouvernance.

En tout cas, ceux-ci n’ont pas droit à la déception et à l’échec. La preuve : ils sont censés être les sauveurs du régime IBK et par conséquent du Mali entier. En ce qui concerne le reste, dont certains n’ont pas démérités, la plupart des anciens ministres reconduits ou ayant permuté ont montré leurs limites ou drainent des casseroles sales. Quant aux nouveaux venus, méconnus du grand public, ils seront jugés à la tâche. Alors, dans la précipitation, il ne faut pas verser le bébé avec l’eau du bain !

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