Ramadan : La réalité économique fixe ses prix dans les marchés !

En ce mois béni de Ramadan, les prix de certains condiments ou autres denrées alimentaires connaissent, ces temps-ci, une augmentation à Bamako. Nous avons fait le constat le samedi 17 mai 2019, en faisant le tour de quelques marchés de la place. Une semaine après le début du mois sacré, les prix des légumes et autres produits de grande consommation pendant le Ramadan ne connaissent toujours pas de baisse, mais plutôt une augmentation. C’est le cas principalement de la pomme de terre, de la tomate, de l’oignon, de la viande…Ce qui fait que remplir le panier de la ménagère au quotidien, en ces temps-ci, devient de plus en plus difficile, notamment pour les familles nombreuses ou à faibles revenus.

Au marché de Médine, communément appelé Sougouni coura, en Commune II du District de Bamako, les denrées sont abordables et les prix sont un peu raisonnables. Il faut rappeler que la plupart des marchés de Bamako s’approvisionnent à partir de là. Ici, il faut débourser 200 FCFA pour un kilo d’oignon. Le prix du kilo de la pomme de terre varie entre 275 et 300 FCFA. Quant au kilo de la viande avec os, il est de 2 200 FCFA et celui sans à 2700 FCFA. Toutefois, témoignent certaines acheteuses, il y a une nette baisse des prix de certains produits par rapport à l’année passée.

« Nous avons l’habitude d’avoir le kilo de la pomme de terre et de l’oignon à 500 FCFA dans les années précédentes, à cette même. Mais cette année, c’est moins cher ; le marché est bien approvisionné en produits, notamment en légumes qui sont abordables», déclare Fatim Sogoba, une jeune ménagère. Mme Traoré, vendeuse de condiments (tomates, oignons, pomme de terre, piments et autres) au marché de Sabalibougou, en Commune V de Bamako, confirme les propos de Fatim Sogoba. « Cette année, les prix des condiments n’ont pas connu de forte flambée comme les années passées. Le prix du kilo d’oignon est à 200 FCFA seulement ; et la pomme de terre à 300 FCFA. Cependant, une petite hausse a été constatée au niveau des légumes, notamment la tomate, la carottes, le poivron. La preuve : le tat de 100 FCFA est devenu 200 FCFA. Le kilo de la  viande y est vendue à 2 200 FCFA », précise Mme Traoré, qui a apparemment dépassé la cinquantaine d’années.

Le même constat est fait au marché de Kalaban coro, qui a constitué la troisième étape de notre tour des marchés des condiments. Là, le kilo d’oignon a passé de 175 FCFA à 200 FCFA, voire 250 FCFA. Celui de la pomme de terre, comme sur les autres marchés, se négocie ici autour de 300 FCFA.

Les autres fruits importées, très prisés en ce moment, tels que la banane plantain (Aloko) et l’avocat, ont connu également une hausse. On a droit seulement à 6 à7 bananes à 1 000 FCFA. Alors qu’il n’y a pas très longtemps, on pouvait avoir presque la même quantité à 500 FCFA.

Pour M. Sidibé, la crainte de la population, à quelques jours du Ramadan, semble beaucoup  influer sur les prix des condiments. A son avis : « La meilleure solution pour éviter la flambée des prix afin de protéger le pouvoir d’achat du citoyen est le contrôle des prix par les autorités ». Par contre, Madame Ballo explique la baisse des prix des produits de grande consommation en ce mois de Carême surtout par la pauvreté du moment.

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