Les djihadistes frappent en pleine compétition

Redoutée depuis l’attribution de la CAN 2019 à l’Egypte, la hantise d’attaque terroriste est bien dans les esprits. En pleine Coupe d’Afrique des Nations, les terroristes ont frappé, le mardi 25 juin 2019, près d’Al-Rich dans le nord du Sinaï, en Egypte, faisant un bilan de sept morts dont six policiers et un officier.    Les assaillants ont visé un « Centre de rassemblement » de la Police égyptienne, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur qui précise que le Nord du Sinaï est une région isolée où sévit une insurrection djihadiste armée.

Certes, l’Egypte, faut-il le rappeler, connaît des attaques terroristes meurtrières comme par exemple, celle de novembre 2017, ayant ciblé la grande Mosquée du Caire, qui avait laissé plus de 300 cadavres sur le carreau. Toutefois, cette nouvelle attaque a quelque chose de particulier, en ce sens qu’elle intervient en pleine Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se joue au pays des Pharaons. Il est vrai que les stades où se jouent les matchs de football sont placés sous très haute sécurité et se trouvent à bonne distance du Nord-Sinaï, mais il reste que cette attaque provoquera, à n’en point douter, une psychose chez les différentes délégations étrangères présentes sur le sol égyptien.

En tout cas, les terroristes voudraient troubler la fête du ballon rond, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. En tout cas, le Président Egyptien Al-Sissi doit se secouer d’autant qu’en plus de l’honneur qui lui revient d’abriter la CAN, il est le président en exercice de l’Union africaine (UA) et cela pour une durée d’un an.

Paul Y. N’GUESSAN

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