Lutte contre le terrorisme : Enfin, l’Algérie prête à s’engager avec la France

A la faveur de la réunion du Comité bilatéral stratégique «Mali-Algérie », tenue le lundi 17 juin dernier, au ministère des Affaires étrangères, d’importantes annonces ont été faites dans le domaine des mesures sécuritaires dans le Sahel, et au Mali en particulier. En effet, l’Algérie, réputée une puissance militaire sur le continent, est longtemps restée muette sur l’enjeu sécuritaire au Sahel. Une posture qui a amené, à juste titre, certains analystes à qualifier ce géant du Maghreb comme : « le maillon manquant dans la lutte contre le terrorisme dans la vaste zone du Sahara et du Sahel».

Timorée en politique de sécurisation du Sahel pour certains, avare en engagement militaire dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, pour d’autres, l’Algérie, à travers son ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a pris, le lundi 17 Juin 2019, à Bamako, l’engagement d’apporter sa contribution aux actions en cours. Selon le chef de la diplomatie algérienne, il faudra désormais : « un meilleur échange de renseignement, particulièrement au niveau des zones frontalières ; le renforcement de la nécessaire coordination pour l’assèchement des sources de financement du terrorisme ; et la densification des échanges économiques et transfrontaliers ».

En outre, a estimé le ministre algérien, le Mali et l’Algérie doivent : « joindre leurs efforts pour contribuer à la résolution durable de la crise libyenne ». En réalité, apprend-on, Alger aurait, jusque-là, conditionné la sécurité au Mali à la stabilité de la Libye, instable depuis l’intervention française en 2011, sous Nicolas Sarkozy. Longtemps décriée pour son absence dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, ce message du Diplomate algérien, Sabri Boukadoum, pourrait-il justifier sa réticence à adhérer à part entière au G5 Sahel ?

Pour bon nombre d’observateurs, la présence française serait à l’origine de l’éclipse de l’Algérie dans la Zone sahélo saharienne. En effet, expliquent-ils, la coopération entre les deux pays s’est, le plus souvent, caractérisée par des défiances qui, au fil du temps, se sont transformées en méfiance de part et d’autre. Alors, le Mali sortira-il gagnant de cette coopération à deux mesures ?

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