Réseaux sociaux : Un couteau à double tranchant

Les réseaux sociaux sont désignés généralement comme l’ensemble des sites internet permettant de s’informer et de communiquer à travers un groupe d’amis ou de connaissances professionnelles. Malgré les nombreux avantages que ces espaces d’échanges et de rencontres nous procurent, il y a aussi le revers de la médaille.

Les plus touchées par les dangers des réseaux sociaux sont surtout les jeunes filles qui sont plus intéressées par les contacts des jeunes garçons. « J’ai été victime d’harcèlement par plusieurs hommes, dès qu’ils te voient connecter, ils t’envoient des messages de tout genre. Après une longue attente, sans réponse de ta part, certains n’hésitent pas à t’insulter», nous confie Adja Touré, étudiante.

A Bamako, les réseaux sociaux les plus utilisés par les jeunes filles sont Facebook, Instagram,  Snapchat et Whatsapp. Certains les utilisent pour partager ou publier des contenus comme des articles, photographies, des vidéos, des sons, etc.

Par contre, d’autres retrouvent des amis d’enfance, des parents, ou vont à la conquête de leur « âme-sœur ». Mariam Coulibaly témoigne avoir rencontré son mari sur Facebook. « Un beau soir, au début du Ramadan, un gars m’a envoyé un message, comme je m’ennuyais, je l’ai répondu. Tout à commencer par un petit bonsoir et aujourd’hui nous nous sommes mariés, avec des jumeaux». Comme Mariam Coulibaly, nombreux sont ceux et celles qui ont rencontré leur partenaire sur les réseaux sociaux.

En dehors des relations amoureuses et amicales, grâce à leur audience et la présence de nombreuses  entreprises, la recherche de l’emploi devient plus facile. Aissata Kaloga déclare avoir eu son travail grâce à une annonce vue sur Facebook. Cependant certaines filles sont confrontées à de nombreux dangers comme la cyber-intimidation, les harcèlements, l’arnaque et le piratage de comptes.

«Moi, je n’utilise plus Facebook depuis 2016.  Quelqu’un avait piraté mon compte et mettait des photos à caractère pornographique sur mon profil avec des montages de mon visage. A l’école, dans la rue, tout le monde me pointait du doigt. Mon père a annulé mon voyage d’études en Tunisie, lorsque certains membres de la famille lui ont montré ses photos trafiquées», révèle Kadiatou Traoré, dégoutée plus que jamais de ce réseau. En somme, cet usage prohibé des réseaux sociaux fait partie du quotidien des jeunes bamakoises, et pourtant, aucune d’elle ne peut passer une journée sans son Smartphone.

                                                                        Assitan Siga FADIGA

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