Apprentis sotrama : métier peu respectueux

La Sotrama (Société malienne de transport) est l’un des moyens de transport commun le plus prisé par les Bamakois. D’un prix abordable, c’est le moyen de transport le moins cher dans la capitale à partir de 150 FCFA ou plus, selon les quartiers. Toutefois, dans les Sotrama, les relations entre apprentis (chargés d’accueillir, installer les passagers et percevoir les frais de transports) et clients sont des plus tumultueuses.

Ces minibus de couleur verte, aux flancs desquels sont suspendus un, deux, voire trois apprentis, chargés d’accueillir, installer les passagers et percevoir les frais de transports, permettent à beaucoup de Bamakois de vaquer à leurs occupations à moindre coût. En effet, d’innombrables citoyens les empruntent du matin au soir. Malgré son accès facile, en raison du prix, ce transport en commun reste un désastre pour ces passagers, du fait du comportement grotesque et maladroit des apprentis, qui n’ont aucun respect pour les passagers, une fois dans leur véhicule.

Certes, être apprentis Sotrama est un métier comme les autres, mais le comportement de la quasi-totalité de ces jeunes venant des familles peu aisé laisse à désirer. Le problème d’emploi n’est un secret pour aucun Malien, alors, ils sont nombreux les jeunes à s’adonner à ce métier pour satisfaire leur besoin, aider leurs parents, ou réaliser leurs rêves (devenir chauffeur professionnel).

Kassoum Coulibaly 16 ans,  « Je fais ce métier d’apprentis pour pouvoir un jour être chauffeur. C’est un de mes rêves les plus chers. A travers ces parcours, je vais maitriser les différents arrêts et regarder comment on conduit. Je me forme et gagne en même temps de l’argent. Avec l’argent que je gagne, je vais pouvoir passer mon permis et envoyer une partie à ma mère. Je suis venu de San avec mon grand frère qui est chauffeur. C’est lui qui m’a incité à faire ce métier», témoigne-t-il.

Amadou Koné, âgé d’environ 30 ans, est apprenti Sotrama sur la ligne ATTbougou-Niamana. Pour lui, être apprenti Sotrama vaut mieux d’aller voler. Apprenti depuis quelque mois, il dit être confronté à d’énormes difficultés : « comme je suis assez âgé, certains me regardent avec un air bizarre et surpris ? » Je ne sais pas pourquoi. Par ailleurs, des personnes à l’âge de mes petits frère et sœurs se permettent de te crier dessus et te faire des reproches», a-t-il fait savoir.

Assitan Siga FADIGA

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