Bamako-Dakar : à quand le sifflement du train ?

Les populations de Dakar-Bamako attendent avec espoir le retour du trafic sur la voie ferrée dans les conditions idéales. L’importance de cet itinéraire est capitale pour le désenclavement intérieur et extérieur de notre pays. Car il assure l’acheminement d’importants biens de consommation de toute nature.

La reprise de ce transport intégrateur entre nos deux pays donnerait un coup d’accélérateur à l’économie des deux nations. Et les acteurs du secteur (Maliens et Sénégalais) avaient annoncé la possibilité d’entendre le train siffler à nouveau avec un engagement de mobilisation de 250 milliards de FCFA par État. Cela dénote de l’intérêt que portent les autorités à la relance de cette ligne ferroviaire séculaire.

Rapide et moins coûteux pour les uns, véritable ascenseur social pour les autres, le train reste, pour les habitants du rail, un moyen de transport à préserver.

Pour le moment, les activités principales dans les 36 gares de ce chemin de fer sont à l’abandon. Les différentes haltes du train rythmaient la vie des populations à longueur de la journée.

Avec l’interruption du train, nombreux sont les jeunes qui s’adonnent à la délinquance et à la consommation de stupéfiants de tout genre. Cela favorise l’insécurité.

D’autres  jeunes de ces villages ont choisi le chemin de l’aventure, préférant l’immigration pour aller mourir dans la Méditerranée.

En tout cas, Kayes, la cité des rails, dont le développement économique dépend du train, attend sa relance pour la reprise de l’économie locale. 

Andie Adama Dara

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