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Chanvre indien : menace pour la jeunesse

La consommation de stupéfiants, notamment du chanvre indien, une substance psycho active ou psychotrope  dont  la consommation à long terme peut affecter l’esprit et certains organes humains, a atteint des proportions dangereuses à Bamako. Il n’est un secret pour personne (les parents encore moins les autorités nationales), que les jeunes (de tout âge et de toute catégorie sociale) se livrent sans modération à cette drogue.

Depuis quelques années, le phénomène perdure et la consommation du chanvre par les jeunes est devenue un plaisir à cause de ses effets dopants. Cela est une source d’inquiétude chez les parents et interpelle les autorités, dont ils incombent la responsabilité de veiller sur la bonne éduction et la surveillance des enfants.

Entre chauffeurs et apprentis de Sotrama, les jeunes coxeurs dans nos différents marchés, le phénomène s’est actuellement rependu jusque dans nos établissements scolaires. Cette drogue fait des ravages chez les jeunes bamakois. Les causes sont entre autres : le chômage, la précarité, la mauvaise ou manque d’éducation, les mauvaises fréquentations, etc. Beaucoup de jeunes sont au début attirés par les effets stimulants de la drogue, qui à la longue leur dominent et deviennent par la suite dépendants.

La consommation de cette substance constitue un facteur de trouble pour l’intéressé et pour la société. Ce produit dangereux change la personnalité et pousse les jeunes à la délinquance et à la criminalité.

Selon le Dr Bagayoko de CHU GT de Bamako, les conséquences de la consommation du chanvre indien sont graves : « Ces effets dépendent de votre organisme, mais surtout de la régularité, de la quantité, et de la fréquence de la consommation. Car l’un des premiers dangers de cette substance est la dépendance psychique, ensuite sociale et psychologique, qui est parfois très lourde. Ce qui peut entrainer une diminution de la mémoire, la perte de motivation, la panique, la dépression et le plus grave la folie ».

En tout cas, les autorités et les parents doivent se donner les mains pour combattre ce phénomène qui est en train de détruire la jeunesse malienne, l’avenir et l’espoir de toute la nation.

Adam Diallo

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