Commerce du cola : source de richesses et d’emplois

Le cola c’est une noix très prisée dans l’espace économique ouest-africain, surtout en Côte d’Ivoire, premier producteur du continent. La noix de cola entre dans la fabrication des boissons très connues, telles que Coca-cola, Moka-café, etc…).

Ancienne monnaie d’échange, pendant des siècles, comme le cauris et le sel, la production et le commerce du cola sont sources de création d’emplois et de richesses dans plusieurs pays de la sous-région ouest africaine.

« Dans beaucoup de milieux ouest africains, le cola représente la première dot. Il est présent également dans la plupart de nos évènements sociaux, tels que les baptêmes, les funérailles, le mariage, les visites aux notabilités coutumières et religieuses, etc. Le cola symbolise le respect. La noix de cola joue un rôle culturel et social au Mali. Le cola est et restera béni. Il est considéré comme un agrume qui soude et réconcilie les familles », témoigne Birama Keita, imam dans une mosquée à Bamako.

Au Mali, l’unité de cola est vendue entre 25, 50, 100 FCFA. Quant au grand panier, son prix varie entre  30.000, 40.000, 50.000 FCFA et plus, en fonction des saisons et des points de vente à Bamako, apprend-on.

Pour rappel, le cola provient à 90% de l’espace Cedeao. La Côte-d’Ivoire est le premier producteur avec 260 000 à 280 000 tonnes, dont environ 70% vont essentiellement au Nigeria, et le reste va dans les autres pays de la Cedeao tels que le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, la Mauritanie le Niger ; et seulement 10% de cette production sont transformés.

Fatoumata Koita

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