Connexion : Cauchemar des internautes

La société ISOC-Mali (Internet Society Mali)  a publié, le samedi dernier, son rapport d’étude, réalisé en 2018, « sur l’état de lieux de l’internet au Mali et perspective pour le futur ». Cette étude, menée avec l’appui de la Fondation Tuwindi,  fait suite aux nombreuses plaintes des internautes maliens sur les coûts, la lenteur, la performance, la résilience, voire l’indisponibilité et le faible débit de l’internet au  Mali.

Selon les organisateurs, l’étude en question avait pour objectif de collecter des données sur l’état de l’internet au Mali et de dresser son profil. Pour ce faire, 11 enquêteurs ont été recrutés et formés sur le questionnaire numérique qui comportait 20 questions.

Aussi, précisent-ils, l’enquête, qui n’a concerné que le District de Bamako, touché 2 250 personnes. Il y ressort : 55,1% se connectent à l’internet depuis les téléphones, sur lesquels 76,3% estiment que le coût de connexion à l’internet est cher au Mali.

Par ailleurs, d’autres se sont plaints de l’interruption intempestive de la connexion. Ce qui constitue le premier cauchemar pour les internautes : 83,1% déplorent cette défaillance qui interpelle les opérateurs économique et autorités en charge de gouvernance de l’internet au Mali.

Concernant la lenteur de la connexion, classée deuxième cauchemar, l’étude dévoile que 100% des internautes maliens (toutes catégories confondues) sont bien d’accord sur sa lenteur et 86% sont insatisfaites de la qualité de leur connexion. Par rapport à la technologie la plus utilisé, 3G arrive largement en avant chez les personnes enquêtées  devant le 4G qui fait une percée remarquable, et bien devant la 2G dont il existe encore une trace seulement à 2,2%.

De cette étude, il ressort des recommandations à l’endroit des différentes structures en charge de la gestion de l’internet au Mali.

La société ISOC-Mali recommande la conduite d’une enquête parallèle auprès des professionnels avec des questions plus techniques ; l’organisation des ateliers de formation et de sensibilisation sur les faits et méfaits des réseaux sociaux.

Quant aux opérateurs économiques et distributeurs  d’internet au Mali, elle leur demande de revoir à la baisse les tarifs de la connexion internet ; résoudre les cauchemars des internautes maliens.

A l’intention du ministère en charge des TIC et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’étude recommande d’organiser un Forum annuel sur la gouvernance de l’internet en y invitant tous les acteurs, à l’instar des pays voisins.

De même, la société ISOC-Mali préconise des enquêtes d’opinion concernant la présente étude et dynamiser «MaliREN». Enfin, elle souhaite que les structures d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que les Centres hospitaliers soient reliés par la fibre noire avec un rabais de 75%.

                                                                                                                           Dima Kontao

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