Crise au Centre : urgence pour la région Mopti

Dans une zone où tout devient urgent, la résurrection ne doit plus tarder à se dessiner. En réalité, depuis 2015, où le (malheur Koufa) pour l’appeler ainsi, appuyé par l’irrésoluble équation Iyad Ag Galy, ont pris vestige dans cette belle Venise, les populations de la 5eme région ne hument plus le vent de la quiétude. Pire, elles vivent au quotidien une triple crise (sécuritaire, alimentaire et scolaire) à laquelle, il urge de trouver des solutions, le plus rapidement possible.

D’attaques terroristes aux violences communautaires, le mal vivre s’invite depuis 4 ans dans cette zone au cœur du centre, jadis havre de paix, de bonheur et de vivre-ensemble, mais traverse une période de troubles.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) : «56% des personnes en situation de crise ou d’urgence sont dans la région de Mopti ». Une situation angoissante, couplée aux conflits, qui affecte le commerce, l’accès à l’éducation et la sécurité alimentaire à cause de la perturbation des marchés d’approvisionnement et l’impossibilité de certaines localités de cultiver. Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’économie locale et nationale.

La situation dépasse l’embarras et exige des autorités une réponse diligente, notamment sur le plan alimentaire, où face aux multiples et complexes défis, les attentes sont loin d’être satisfaites.

Malgré l’urgence des besoins, le secteur de la sécurité alimentaire n’est pas financé à hauteur de souhait : «seuls 30 millions de dollars sont mobilisés sur une requête de 116 millions de dollars », déplore le Service de suivi financier du Bureau OCHA des Nations Unies. Un fait interpellateur qui l’est d’autant plus, car la crise est aussi scolaire.

A Mopti, de nombreuses salles de classes restent toujours fermées. Selon les derniers chiffres de ‘’Cluster Education’’, cette année, pour des raisons essentiellement sécuritaires : « plus de 953 écoles dans les régions du nord et du Centre sont fermées ».

Une situation embarrassante, qui  doit être prise avec la dernière rigueur possible. Car l’école reste la meilleure stratégie de protection des enfants de cette localité contre beaucoup de phénomènes tels le banditisme ou autres vulnérabilités aux marchés du terrorisme.

Autant dire que la région de Mopti, devenue l’enjeu principal du centre, où tout est urgent et priorité, les retombées de la récente visite du Premier ministre qui a suscité un bain d’espoir ne doivent pas tarder à se matérialiser afin de redonner vie et confiance à cette région, désormais vulnérable aux attaques et menaces terroristes tous les jours.

Ousmane Tangara

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