Photos de nouveau-nés sur le net : une naïveté coupable

Heureux d’être parents d’un nouveau-né dans leur foyer, maman ou papa (parfois les deux) se permettent de publier, pendant les premiers instants qui ont suivi la venue au monde du bébé, ses photos sur les réseaux sociaux, sans savoir, après publication, là où vont réellement ses images.

Au Mali et dans beaucoup d’autres pays, les mamans et les papas sont de plus en plus nombreux à partager régulièrement les photos de leurs enfants sur les réseaux sociaux. Mais, beaucoup ignorent, une fois postée sur la Toile, le devenir de ces photos. En effet, les paramètres de confidentialité changeant un peu tout le temps, et n’importe qui peut récupérer et diffuser la photo de votre enfant et en faire ce qui lui convient.

Aussi, il est impossible de s’assurer de la disparition de quoi que ce soit : une photo, même supprimée sur le téléphone, peut rester stocker dans un serveur et refaire surface un jour.

Les raisons de la méfiance 

L’image d’un enfant exposé sur internet  se construit donc en partie à son insu, et peut être utilisée plus tard contre lui, pouvant entraver un futur emploi, une carrière politique entre autres.

Conscients des dangers que cela entraine comme la pédophilie, le harcèlement, les enlèvements et la cyber-intimidation, cette pratique devient de plus en plus un phénomène  social dans notre pays.

Pire, on voit de nos jours, des photos d’un nouveau-né avec les premiers cheveux enveloppés, yeux fermés sur Facebook. L’enfant aura déjà une empreinte online bien avant d’avoir atteint l’âge, une présence qui continuera de le suivre  toute au long de sa vie.

En postant des photos sur Facebook, on accepte en effet de donner nos photos personnelles à une entreprise privée, qui peut alors en faire ce qu’elle veut.

Exposer la photo de l’enfant sur la toile revient aussi à mettre sa sécurité en cause. Comme exemple : une personne connue dans un milieu, à travers une photo de son l’enfant, l’ennemi peut facilement l’atteindre, sans qu’il en sache les motifs. De même, les ennemis du mal (sorciers), peuvent aussi attraper l’enfant qui est sans moyens de défense.

 Fadimata Oumar KONTAO

 

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