Scolarisation de la jeune fille : un combat des Premières Dames

En marge du 33ème Sommet de l’Union africaine, tenu à Niamey, la Fondation Tattali Iyali de Dr. Lalla Malika, a organisé, dans la salle Niger Ball Room de l’hôtel Radisson Blu de Niamey, le samedi 6 juillet, la rencontre des Premières Dames de l’espace CEDEAO sur le genre et l’éducation.

Ce forum de haut niveau a mobilisé les acteurs clés de la lutte contre le mariage des enfants et pour le maintien de la jeune fille à l’école.

Au cours de ce forum, les acteurs clés de la protection et de la promotion des droits des enfants se sont exprimés quant à leur engagement et leur volonté à améliorer davantage l’éducation de la jeune fille et l’autonomisation de la femme dans la région CEDEAO.

Les Premières Dames de l’espace CEDEAO ont mis à profit la rencontre pour lancer un plaidoyer en faveur de l’amélioration des conditions d’autonomisation des femmes, à travers notamment la lutte contre le mariage des enfants et la promotion de la scolarisation de la jeune fille.

Le président de la Commission de la CEDEAO, M. Jean Claude Kassi Brou, a donné un bref aperçu de la situation sur l’ensemble de la région.

Pour lui, il s’agit d’un problème de fond dû au fait que la grande partie de nos populations, constituées par les femmes, n’est pas suffisamment active. Ce qui, à son avis, affecte lourdement le PIB des Etats. Par ailleurs, il a réitéré l’accompagnement de la CEDEAO à soutenir cette initiative des Premières Dames du continent.

La Directrice Exécutive de l’UNFPA a, pour sa part, salué la tenue de ce panel dont la sensibilité et l’intérêt ont mobilisé des acteurs, leaders qui partagent le souci de l’autonomisation de la femme, un idéal gage de transformation de l’Afrique en général.

Dans le cas du Niger, pays hôte du forum, elle a salué particulièrement l’implication des leaders coutumiers dans la lutte contre le mariage des enfants et pour le maintien de la jeune fille à l’école.

«Toutes les filles doivent aller à l’école. Et, il faut qu’elles y soient maintenues », a martelé de son côté le président de la Banque africaine de développement (BAD), M. Akinwumi Adesina.

Depuis son arrivée à la tête de cette institution, il fait des investissements pour l’accès à l’eau et à l’assainissement sa priorité, afin de permettre aux femmes africaines, en particulier du monde rural, de se défaire de cette occupation quotidienne ardue, pour qu’elles puissent s’ouvrir à l’école.

Paul Y. N’GUESSAN

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