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Vacances scolaires : Élèves-étudiants, et les petits métiers

Pour certains élèves et étudiants, les vacances sont synonymes de repos, voyages et divertissement. Par contre, pour d’autres, c’est le moment de formation de métiers, de petits commerces, des travaux champêtres.

A Bamako, pendant les périodes de vacances, ils sont nombreux les jeunes (filles et garçons) âgés de 12 ans et plus, issus des familles moins aisées, qui travaillent comme apprentis chauffeurs, tailleurs, mécaniciens, domestiques ou des vendeurs ambulants.

Si certains font ses activités pour apprendre un métier, d’autres jeunes écoliers exercent ces activités génératrices de revenus pour pouvoir subvenir à l’achat de leurs fournitures scolaires, habits de fête, ou les besoins de leurs parents.

Ainsi, tôt le matin, les trottoirs de Bamako sont pris d’assaut par ces jeunes qui vendent divers articles, à savoir, bricoles, biscuits, gâteaux et eaux, etc.

Chaque année, à la même période se sont des milliers de jeunes filles qui quittent leurs villages pour les villes. Elèves, en majorité, elles alimentent les zones urbaines en bras valides, à travers les travaux ménagère. Leurs principales tâches sont entre autres, la lessive, le ménage, la garde des enfants, la cuisine.

Diahara Sogoba, 15 ans, vient d’arriver de Kimparana, non loin de San, pour la 2è année consécutive. Dans un premier temps, elle s’installe chez une tante qui dans les jours à venir la placera dans une famille, où elle y travaillera comme domestique. Avec un revenu mensuel de 10 000 FCFA, Diahara souhaite préparer sa rentrée prochaine.

 «L’année dernière avec l’argent de mes trois mois de travail, j’ai acheté deux sacs d’écolier pour mon frère et moi, quelques habits et deux chaussures pour commencer l’année. Le reste de l’argent c’était pour mes fournitures scolaires et aider ma mère. C’est devenu une coutume chez nous. Comme toutes mes grandes sœurs l’ont fait, avant d’abandonner les études, à chaque vacances, je le ferai aussi ».

Selon Adiaratou kaloga, tutrice des aides ménagère à Lafiabougou, ces filles mènent ces activités avec l’aval de leurs parents.

«Depuis quelque années, pendant les vacances, j’aide des femmes des villages à faire venir leurs filles en ville, afin de leur trouver du travail pendant ces 3 mois de vacances. Et à la fin des vacances, elles rentrent au village avec de l’argent pour aider leurs parents en vue de payer leurs frais de scolarités », nous a-t-elle confié.

 Quant à Pape Diarra, élève en 5e année à l’école fondamentale de Niomi, il profite de ses vacances pour se consacrer à une activité lucrative, contrairement à la plupart de ses camarades.

«Pendant les vacances, je viens au garage de mon oncle pour apprendre avec lui comment réparer les véhicules. Il me donne un peu d’argent, chaque week-end, avec lequel je m’achète des ballons ou de petites choses. J’en donne une partie à ma maman qu’elle garde dans une caisse. Ainsi à la rentrée, j’ai droit à de nouveaux habits», raconte le jeune Pape Diarra.

Contrairement à Diahara Sogoba et Pape Diarra, ce n’est pas avec gaité de cœur que tous exercent ses petits boulots pendant les vacances, enviant leurs camarades qui profitent de leurs vacances.

Cheick Oumar Traoré dit préférer profiter de ses 2 à trois mois de repos bien mérités avec tous les devoirs et examens durant les 9 mois de l’année scolaire.

«Je viens chaque jour à la boutique de mon père pour l’aider dans la vente et les arrangements pendant que mes autres camarades sont à la maison en train de s’amuser. D’autres se moquent de moi, à mon retour le soir, ils me racontent leurs journée amusantes».

De l’avis du père de Cheick Oumar, M.Traoré, commerçant, chaque parent doit apprendre son fils à travailler durant les vacances, car soutient-il, on doit forger l’enfant depuis le bas âge.

En dehors de toute considération d’ordre familial, certains étudiants profitent des vacances pour faire des stages de perfectionnement, pour lier la pratique à la théorie. Tel est le cas de l’étudiante Fadima Touré, en Licence 2, qui nous fait savoir qu’elle fait deux mois de stages pour être en contact direct avec la vie professionnelle.

                                                                            Assitan Siga Fadiga

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