Société

Accès à l’électricité : le solaire, une mine de lumière exploitable

Le barrage de Manantali, installé sur le Fleuve Sénégal, produit non seulement l’énergie pour les trois de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), notamment le Mali, la Mauritanie et le Sénégal ; mais permet l’irrigation des milliers ha, à travers plusieurs localités maliennes.

Cependant, faut-il souligner, les rendements de cet imposant barrage hydroélectrique sont limités.

Dans les zones rurales au Mali, presque 4/5 personnes n’ont pas accès à l’électricité. Une situation qui n’encourage pas le développement desdites zones. Mais constitue également un handicap à Bamako, certes le nombre de populations ayant accès à l’électricité est élevé, mais les coupures intempestives d’électricité sont très fréquentes, surtout en période de forte chaleur.

Une situation inexplicable, quand on sait le Mali regorge d’énormes potentialités en matière d’énergies renouvelables.

En effet, l’énergie solaire, par exemple, à elle seule représente 5 à 7kWh/m2/jour. De quoi, selon les ingénieurs en énergie renouvelable, offrir à la population malienne, 7 à 10 heures d’éclairage chaque jour.

Cependant, déplore-t-on, ce grand potentiel reste inexploité. Seuls 5% de cette capacité de production d’énergie sont exploités aujourd’hui dans le pays. Alors que seulement 65% de la population a accès à l’électricité partout dans le pays.

Il y a là, une équation à résoudre et sa solution, estiment les ingénieurs, se trouve dans les énergies renouvelables ou propres.

Il n’est un secret pour personne, la société Energie du Mali (EDM- SA) qui assure l’exclusivité de la fourniture d’énergie électrique dans notre pays, peine à faire face à la forte demande qui s’explique par la croissance démographique surtout dans la capitale Bamako.

« Chaque année, le réseau de distribution enregistre à peu près 50 000 nouveaux clients, soit un taux de croissance de 10% par an, apprend-on.

En réalité, la satisfaction de cette demande est largement grandissante, qui reste supérieure à l’offre. Les barrages et installations des centrales thermiques de l’EDM-SA s’élèvent à 120 MW, ce qui est loin de satisfaire la demande.

L’alternative des énergies renouvelables est proposée par tous les experts et raisonne sur les lèvres, car l’Etat fournit de gros efforts pour donner la lumière aux Maliens, mais les résultats restent mitigés.

Selon le DG de l’Agence des énergies renouvelables, Souleymane Berthé : « En période de chaleur, les machines Diesel ont un problème de fonctionnement, créant ainsi un manque d’énergie au niveau du territoire national ». 

Pour lui, en plus de l’énergie classique, fournit par les centrales thermiques, le Mali dispose de sources d’énergies renouvelables. Ces dernières, qui ont atteint une certaine maturité, s’avèrent aujourd’hui, comme les seules alternatives crédibles pour résoudre de façon définitive nos problèmes énergétiques.

Les plus hautes autorités maliennes semblent avoir pris conscience de sa pertinence. Pour preuve, de nos jours de vaste et importants programmes d’énergies renouvelables, notamment le solaire sont réalisés ou sont en cours d’exécution dans plusieurs localités du pays.

En effet, à ce jour, il existe au Mali, quelques centrales hybrides où des champs solaires connectés aux  centrales thermiques pour produire l’électricité. C’est le cas, entre autres à Ouélessébougou, Ansongo, Diéma, Kita, Ségou, Koro, Bankass, etc.

Ces énergies sont autant plus une alternative pour élargir l’accès à l’électricité, puisqu’elles contribuent également à la préservation de l’environnement.

Ousmane Tangara

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