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Crimes odieux : FANA, une ville qui fait peur

Fana, avec un peu plus de 50 000 habitants, est devenue étonnement là où le sang de l’homme coule à flot. Révélant de Dioila (Région de Koulikoro), mais située sur la RN6 entre Ségou et Bamako, Fana est réputée une ville où des crimes odieux s’y passent fréquemment. En effet, en 2018, précisément le 29 avril, la ville a été scandalisée par l’assassinat ignoble d’une folle et sa fillette. Deux semaines plus tard, le 13 mai 2018, c’est tout le Mali qui a été choqué par la décapitation d’une fillette albinos de 5ans, du nom de « Ramata ».

Une diffusion de sang qui s’est rallongée le 22 avril 2019 par l’assassinat ignoble d’une femme peulh et sa fille de 15 ans. Récemment, le jeudi 25 juillet 2019, la ville a connu un autre crime, celui un homme atteint de démence mentale, communément appelé « béret rouge », retrouvé décapité près du marché de Fana, son sang emporté et sa tête coupée. L’image macabre a fait le tour des réseaux sociaux, suivi des commentaires acerbes. Car ce n’est pas la première fois qu’une attaque meurtrière cible les fous dans cette localité, où les assassins ont bien des cibles de 3 catégories de personnes : les Albinos, les enfants âgés de 5 ans, et les personnes déficientes mentales.

A l’instar de la plupart des découvertes des corps, les victimes sont (décapitées et les corps vidés du sang). Le 13 mai 2018, la fillette Ramata avait été arrachée à sa maman entre 3h et 4h du matin, pour être finalement retrouvée dans la même posture. Une situation qui inquiète, certes, mais interpelle de nos jours.  Car si au centre, les violences ciblées ont du mal à porter un nom, au Sud, à l’extrême entrée de la capitale, Fana et ses habitants restent depuis mars 2017, sous le choc d’une spirale de tueries sans précédent.

Des enquêtes ont été ouvertes, un seul individu a été appréhendé depuis. Il s’appelle Madou Kanouté, porteur d’uniforme radié. Il avait confessé la décapitation de la petite albinos Ramata Diarra et celle de la folle et son enfant. Mais paradoxe, après son arrestation, le diable continue toujours de frapper à Fana.

Ousmane Tangara

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