Dialogue politique inclusif : Alpha Oumar Konaré recevra-t-il le triumvirat ?

Dans la volonté d’instaurer un climat politico-social apaisé pouvant déboucher à la réconciliation des Maliens, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, a mis en missions, le mardi 25 juin 2019, trois hautes personnalités du pays (Triumvirat), à savoir : Baba Akhib Haidara, Médiateur de la République, l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maiga; et l’ancienne ministre, Aminata Dramane Traoré. L’ambassadeur Cheik Sidi Diarra est le président du Comité d’organisation de ce dialogue inter malien.

A la suite d’une série de rencontres qui se poursuit, les 3 personnalités désignées pour conduire le dialogue politique et social, ont été reçus par l’ancien président ATT, le vendredi 16 Aout 2019, dans sa loge huppée à Dakar. Une première visite qui servira sans doute un (bonus d’ascenseur) au triumvirat, quand on sait la perspicacité de l’ancien chef d’Etat Amadou Toumani Touré et sa côte de popularité qu’il garde toujours auprès des Maliens, malgré le coup d’Etat de 2012.

Dans leur méthode de prise de contact, le Triumvirat a effectué d’autres visites pas des moindres. Les trois personnalités avaient auparavant été reçues par l’ancien Président le Général Moussa Traoré, et le président de la Transition de 2012-2013, Dioncounda Traoré.

Loin de tous les échos du pays, depuis la fin de ses deux mandats à la magistrature suprême du pays (1992-2002), Alpha Oumar Konaré (AOK) qui est d’ailleurs sur la liste des personnalités à rencontrer par les facilitateurs du dialogue social et politique, harmonisera-t-il davantage la démarche des facilitateurs ? Rien n’est moins sûr puisque la réconciliation des Maliens commence d’abord par celle de tous ceux qui ont eu à gérer le pays un moment ou un autre.

En tout cas son silence ou son repris ne vont que contribuer à semer surtout le doute dans le cœur des Maliens, à un moment crucial dans la vie du pays, où les fils ont besoin de s’écouter, se comprendre et se pardonner, quelle qu’en soit la nature des divergences ou des intérêts qui sauraient mis en dos ceux qui, à un moment, ont servi le pays au plus haut niveau de responsabilité.

Alors, pourquoi ne pas écouter aussi Amadou Haya Sanogo, au nom du dialogue politique exclusif ?

Ousmane Tangara

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